Ici sont relatés nos 1000 premiers kilomètres de notre voyage…

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Kilomètre 64 : Abitain

Pour notre première journée de pédalage, nous suivons la(e ?) gave d’Oloron en passant par l’église de Barraute-Camu pour le déjeuner, et jusqu’à Sauveterre, cité médiévale dont le panorama éblouit nos yeux ravis. Nos jambes quant à elles, se portent plutôt bien : la pente nous est favorable. De quelques micros averses nous permettent d’inaugurer nos tenues de robocops (surpantalon + surchaussures + capuche-casque), et quelques conducteurs klaxonnent à notre passage ! Après une petite visite de Sauveterre, c’est donc à Abitain que nous faisons escale pour la nuit, entre une église et un fronton de pelote basque. Le cimetière à proximité nous fournit l’eau potable et le calme nécessaire à notre bien-être. Notre tente est montée, elle s’appellera « Tortuga » en référence au célèbre animal à la carapace dure et réconfortante. Le réchaud fonctionnera finalement pour nous nous offrir un bon repas à base de soupe, de riz et fromage. MIAM ! Balade nocturne, et au lit pour une journée qui s’achève à 21h30.

Conseil des Agrovélocyclistes : Si de l’eau potable tu as besoin, cimetière tu garderas à portée de main.

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Petite galère avec le réchaud …

 

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on the road again !!

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Kilomètre 123 : Cambo les Bains.

Longue nuit pluvieuse. Tortuga, en plus d’être légère, solide et camouflage, est étanche. Et ça c’est pas rien. Un bon porridge made by Simon (banane+lait concentré+eau chaude+sucre vanillé+flocon d’avoine+amour=c’est bon). Et ça, c’est la vraie vie. Départ à 10h pour environ 6h de moulinage dans un décor bien plus vallonné que la veille. Nos jambes sont aussi légèrement plus lourdes, on diminue la vitesse moyenne de 19 à 15,6 km/h, et on découvre ce que c’est que de se faire doubler par un camion à 90km/h. AOUCH. Eh oui, après le Béarn on découvre les beaux paysages du Pays Basque… et ses reliefs. Mais lundi 6 janvier, c’est surtout LA RENTREE ! On le remarque aux petits manteaux accrochés sous les préaux. Après un repas bien mérité au bout de 30km, on continue vers Bayonne en passant par Briscous. Nous prenons alors la direction de  Cambo-les-bains, 2ème étape du périple. Avant l’averse, un arrêt dans un café nous sauve de la pluie. L’appel de la bière nous évite de prendre l’eau. C’est alors derrière un gymnase municipal que nous plantons Tortuga. Les douches chaudes sont agréables. La pelouse est verte et humide. « Les duvets en plume de canard sont bien ». Bonne nuit, et à demain.

Conseil des Agrovélocyclistes : Gymnase ne rime pas avec propreté, ni avec saleté. Il s’avère en fait être un endroit parfait pour se laver ! 

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pause casse croûte !

Kilomètre 304 : Lekeito

Attablé autour de trois boissons, voici l’histoire des 3 derniers jours. St Jean de Luz nous fait un très bel accueil pour le repas du midi. La transition du Béarn se fait avec merveille, à coup de jambon de Bayonne, de fromage de brebis et de piment local, tout ça acheté à Espelette (et sa place de vente aux agneaux !).

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Les toits s’aplatissent, les colombages rouges ou verts et les revendications indépendantistes apparaissent. De St Jean de Luz à Hendaye, une jolie piste cyclable puis une côte importante fait déchanter deux des trois compères, Simon et Yoann apprennent à pousser leur vélo, tandis qu’Etienne le téméraire avance tranquillement vers la voie de la blessure. Arrêt à Hendaye, et nous repartons vers Irun, par une superbe piste cyclable longeant un estuaire qui mêle végétation sauvage et constructions. Les premiers mots espagnols se laissent entendre. Passage de la frontière. PAF, un potager à  côté d’un immeuble, PIF, du maïs au bord d’une nationale, BOUM un jardin et sa grand-mère travaillant en plein labour manuel avec qui nous discutons et PATATRAC, le clou du spectacle, un ensemble de jardins à proximité de l’aéroport et longeant une nationale : nous dormirons dans celui qu’un propriétaire nous indique, à côté d’Hondarribia.

Le lendemain une dure ascension nous attend, 450 m de dénivelé sur 7 km, les premiers doutes apparaissent : avancer à 7 Km/h en moulinant, c’est apprendre à faire corps avec son vélo… Le col de Jaizkibel est magnifique mais venté, plein de moutons, de chevaux, de vaches gascogne et nous y rencontrons un jardinier qui vient prendre du fumier de vache. La descente est un bonheur, un grand rêve de gosse qui se réalise.. Yoann battra quand même Simon avec 57,79 contre 57,71 Km/h. On arrive à San Sebastian, l’agréable piste cyclable nous montre à quel point l’agriculture urbaine est chose commune en ces contrées (un ancien jardin d’une usine de voiture dixit un jardinier), et les genoux donnent leur premières douleurs. La pause déjeuner en bord de mer est propice aux réflexions.. Nous choisissons de nous arrêter dans cette ville et renonçons au camping trop loin pour une auberge à 3 euros 25 dixit Simon (Tres euros venticinco) mais qui en fait s’avère être à 13 euros 25 par personne (Trece euros venti cinco), une erreur de compréhension nous fera passer cette nuit dans une auberge confortable où nous faisons notre première lessive à la machine. Après l’installation et la douche, ce sont les tapas sucrés et salés de la vieille ville qui régalent nos papilles.

Départ le lendemain matin vers l’Ouest ! On suit la piste cyclable qui se transforme en route nationale en passant par Ussurbil où nous faisons escale dans le musée du ciment. Cette route, moins bucolique que celle de la veille, s’avère  assez agréable pour nos corps endoloris. Pause déjeuner à Zarautz et ça y est, on longe la mer de très très près ! Entre surfers et flans de falaises, rouleaux d’écumes et goélands, nous passons Zumaia pour trouver un coin de verdure un peu plus loin et haut, que la femme d’un éleveur ovin (ou au vin vu son halène) nous indique. Nous plantons Tortuga sur ce champs bosselé, mais c’était sans compter sur nos matelas insubmersibles à l’épreuve de TOUT. Après une douche in extremis dans le potager d’un inconnu, nous filons découvrir le cidre local dans une exploitation en contrebas : Txindurri Iturri. Le jeune responsable nous offre la boisson directement sortie d’énorme tonneaux en bois de… 3 000 L ! Quelques minutes plus tard, de retour au campement : BAM ! Un attentat terroriste ? la bouteille de cidre qui éclate . Il fait nuit et nous préparons le repas  après cette visite folkorique. Outrés, devant nos vélo, dans le noir, et les lentilles cuisent. Et ça fait boum boum dans les oreilles. Le pneu éclate donc. C’est le pneu du vélo de Yo, un des 6 gonflés 3 heures avant dans la station service de Zumaia. On regarde, la chambre à air a éclaté, on ne sait pas trop pourquoi. Ouf, on avait acheté une chambre à air à Oloron. Yoann la met en place, la regonfle, et… PAF ! L’oreille de Simon siffle. C’est bien la deuxième chambre à air neuve qui vient d’éclater.

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Que fait-on ? Mais pourquoi cela arrive-t-il ? Oh mais que vois-je dis Yoann, le pneu est très abîmé à ce niveau là… ? Apparemment c’est la raison de ce second attentat en pays Basque. Un pneu tout neuf nous fait défaut, et à un tel moment.. ? Pourquoi ? Comment ? L’idée vient de contacter la ville la plus proche pour un achat le lendemain, puis celle d’aller demander directement au voisin. C’est ce que nous faisons après avoir englouti lentille-sardine-oignon, le repas de ce soir. Le voisin, un jeune homme routard, comprend immédiatement notre problème : il nous sort de nul part 2 roues de la bonne taille, bien gonflées, parfait quoi. […] ! Notre stupeur se mêle à notre joie et entraîne nos rires. De retour, ça roule. Un problème, la chambre à air du jeune homme a une valve trop grosse. Yoann passe donc environ 1 heure à tenter de réparer la chambre à air n°2 avec environ 9 rustines. A bout de souffle, le voici qui part se coucher, dans un fond musical douillet daftpunkien. Un travail d’équipe qui aboutit à la décision suivante : départ aux aurores de l’un d’entre nous vers la ville la plus proche.

Le lendemain, c’est Simon qui part pour la ville alors que nos 2 compères rangent le campement.

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Réparation effectuée dans un décors somptueux après avoir crevé une troisième chambre à air et cassé environ 4 démonte-pneus. On part dans la direction de Deba, superbe église vraiment magnifique. On longe la mer et mangeons à Ondarroa en commençant par 2-3 tortillas.

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La route se poursuit et changement de décors en empruntant la départementale aux allures de Jurassic Park (ouais ouais les eucalyptus et tout). Nous reposons nos genoux encore endoloris sur cette route agréable et descendante. Nous arrivons alors à Lekeitio pour trouver un camping malheureusement fermé.

Kilomètre 450 environ : Bilbao

Une semaine déjà depuis les dernières nouvelles ! c’est que le temps passe vite pour nous dans un quotidien complètement nouveau. Après Lekeitio, nous avons rejoint Berméo en passant par Gernika (samedi 11). Le musée Picasso n’étant malheureusement pas ouvert, nous nous rabattons sur un musée du pays basque et cassons la croûte dans le jardin. C’est reparti pour Berméo, station balnéaire, spot de surf et ville portuaire. On trouve un coin de verdure bien caché à côté du cimetière. La nuit ventée nous berce et nous réveille même, mais Tortuga tient bon !

Le lendemain matin (dimanche 12), c’est avec le soleil que nous partons, avec Bilbao en ligne de mire. Une énorme montée nous surprend, mais nous offre une belle vue sur San Juan ainsi qu’une énorme descente pour une pointe d’Etienne à 62.37km/h. Merci Simon pour l’aspiration flashée à 58.43. Yoann détrôné n’attend que la prochaine pour exploser le record une fois le genoux bien remis. Pause à Mungia bien méritée, puis nous filons vers Bilbao qui nous accueille, dans la pluie et dans le vent.

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Dodo à l’auberge, notre première nuit sédentaire depuis une semaine, et quelle joie de prendre une bonne douche !

Nous sommes à Bilbao, et on est lundi 13 janvier. Grand soleil pour une journée découverte de la ville après un passage express d’ Y & E chez le médico qui nous rassure : rien de grave, juste un peu de repos. La ville nous impressionne de son architecture osée, entre modernité et anciens bâtiment industriels : un polychronisme détonant. Les pintxos (tapas) nous font fondre. Deuxième nuit à l’auberge.

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                                                     Des fraises en plein centre ville !

Le lendemain matin, on s’active pour trouver un lieu moins onéreux pour « quedarse » tranquilles pour la semaine a venir. C’est chez Manuel et Josefina que nous sommes accueillis à bras ouvert : de jeunes retraités ayant très vite pris pitié de ces jeunes voyageurs sans logis, « en bicis » (vélo), et sous la pluie. Sous leur toit, et ce n’est pas qu’une façon de parler, nous nous installons au 2ème étage de cette charmante petite maison basque dominant Bilbao et son fameux musée depuis le quartier de Buenavista. Apres midi culturelle : c’est musée Guggenheim et Biskai museo histoire de se mettre en jambe.

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Le musée Guggenheim vu de l’intérieur

Puis premier rdv avec la responsable d’un réseau d’entreprises porteuses d’innovations sociales. En effet, nous contactons sans relâche les acteurs du monde de l’agriculture urbaine locale, et ça commence à marcher… Le soir notre nouvelle famille d’accueil nous offre le repas: c’est lapin + pomme de terre + moules ! La couleur est annoncée, on se sent plutôt très bien ici ! Le lendemain, c’est nous qui régalons après un passage au marché du casco viejo. Le repas du midi

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Soupe à l’oignon accompagnée de ses cubes de pains dorés à l’ail et au beurre

Trio de courgette-tomate-aubergine farcies à la beauceniceronne accompagnées de son riz basque coloré.

Mousse au chocolat montée au poignet nazérien saupoudrée de ses copeaux de cacao 72%.  

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s’accompagne de la venue improbable de journalistes qui viennent en réponse à l’appel de notre cher Manuel (le proprio).

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Haciendo la cocina…

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¡ Y disfrutando con los periodistas !

Complètement foklo, nous déjeunons sous les flashs ! Sortie au musée des beaux arts avant de filer au casco viejo dans l’objectif de rencontrer vendeurs et clients de jardinerie urbaine. Quelques contacts, des réactions et informations précieuses nous font avancer dans notre recherche. Tout ça à pied, on laisse reposer les genoux. Jeudi, on part direction Derio dans le périurbain, « pedaleando« .

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On sort de Bilbao direction Derio

On y trouve de nombreux potagers en bordure de ville, coincés entre magasins et usines, du maraîchage comme de l’élevage d’ailleurs.

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Nous arrivons finalement sur l’exploitation agricole d’insertion sociale Emmaus gérée par Mikel : tout son fonctionnement ici (article à venir) !

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On y tourne notre première vidéo, c’est ce qu’on appelle du grand TEST ! Sur la route, on visite aussi l’école d’agro de Bilbao et nous attardons « a veces » dans les jardins des alentours de la cité basque. Nous passons la soirée avec la jeunesse locale, pour l’anniversaire de la fille de notre famille d’accueil ! Vendredi, nous visitons le Gastetxe (article à venir) de Deusto, puis nous nous divisons pour mieux régner sur la compréhension de l’agriculture urbaine au gré d’interviews et de micro trottoirs. Plein d’infos, notre compréhension globale s’améliore après quelques jours d’arrêt décidément bien nécessaire.

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Réflexions & retranscriptions de nos entretiens dans un café, entre 2 verres.

Samedi, notre destination est Portugalete, une bourgade non loin de Bilbao en longeant l’estuaire vers son embouchure. Nous interviewons Javier, animateur du réseau des groupes de temps libre qui nous présente le résultat d’un concours pour les initiatives de jeunes, en l’occurrence : des bacs de cultures de légumes ! Nous rentrons à la maison en passant par le Puente Bizkaia classé patrimoine mondial de l’UNESCO.

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Une paella nous attend pour un repas de rois, terminé par une tarte au Turrón incroyable.

Mercredi 22 janvier : Kilomètre 567 (soit 45 heures et 45 minutes sur le vélo)

Départ de Bilbao ce matin, dans la pluie et dans le dans le vent. Notre journée oscille entre forte pluie et soleil timide. On s’arrête à 16h30 à Pantarron pour une nuit bivouac. Dimanche, lundi et mardi nous avons chaque jour un ou plusieurs rendez vous assez riches. Dimanche, après deux heures avec deux sœurs qui sont en train de créer un réseau social autour du jardinage et de l’agriculture, nous passons l’après midi à la maison. N’hésitez pas à vous inscrire sur Greenius pour être parmi les premiers membres de ce réseau (en langue anglaise) !       Lundi, nous visitons le jardin sur les toits (notre premier, champagne et pluie !) du projet Grupo Penascal, puis nous filons dans le quartier San Francisco rencontrer Julieta (une des deux personnes de Llevame al huerto, ayant beaucoup de contacts dans le domaine à Bilbao et étant très engagée !) et Elena, une leadeuse d’une des trois associations ayant crée le jardin du  » Barrio San Francisco ». S’en est suivi notre dernier repas avec nos hotes de la semaine . Au menus, « patatas a la riojana » un ragoût de patates avec du chorizo et des poivrons, riquisimo ! Nous avons alors dû ranger toutes nos affaires (moins nombreuses qu’avant cf ci dessous « LA GUERILLA DEL PESO ») et quitter notre petit grenier douillet. Nous nous dirigeons alors vers le Barrio San Francisco où nous attendait Nayala. Cette professeur de basque d’une trentaine d’année, vivant avec un colocataire qui se décrit comme ‘fonctionario’ nous a accueilli pour deux nuits. Merci au réseau Warmshower pour cette rencontre (super couscous de sa part lundi soir que nous avons troqué mardi soir contre un petit repas ‘ensalada’). Nous visitons aussi la médiathèque (encore un projet de la banque BBK, qui semble omniprésente), supportée par un hall de colonnes d’artistes et où l’on peut voir une piscine du dessous. Mardi matin, nous avons rencontré un entrepreneur qui loue des jardins (à 150 personnes environ), un projet sur plusieurs parcelles, très intéressant ! Mardi après midi, nous nous invitons dans les ‘pisos tutelados’, des appartements auxquels s’ajoutent quelques services, où nous attend un groupe de retraités de 60 à 80 ans. Ils se font une joie de nous montrer leur jardin sur le toit de la résidence et de nous offrir à boire et à manger : nous avons du mal à repartir dans cette ambiance bavarde et très maternelle !

La guerilla del peso : Qué es ? Nos sacoches subissaient depuis trop longtemps la dictature du poids de moultes choses inutiles ! Il était temps d’y mettre fin ! Sacoche après sacoche nous nous sommes employés à jeter certaines choses et à faire un tas avec d’autres pour les renvoyer en France. Dans le lot on peut trouver : la canette isotherme, les cours d’Espagnol, le maillot de bain de Yo, le doudou de Simon, les deux chaines de vélo (changement prévu dans 2000 bornes …), tous les petits prospectus cool mais qui prennent trop de place, le dernier bouquin de Dufumier (à lire !), le sèche cheveux, le guide de survie d’Etienne, le vernis amer pour ne pas se ronger les ongles …. Bref, vous l’avez compris il fallait se séparer de tous cela. Au final plus de 4 kilos de bordel sont en route  pour la France (à Nice), pour la modique (et maudite) somme de 10 euros le kilo … Sans compter tout ce qui est parti à la poubelle. Nous repartons plus léger vers de nouvelles aventures !  (les photos pour plus tard)

Dimanche 26 janvier, 800km au compteur

Depuis Pontarron, nous avons bien avancé ! Actuellement à Gijon, nous parcourons en 4 jours l’équivalent de la distance Montpellier-Toulouse…. Mais en Espagne !  Pontarron donc, pour un départ direction Santander. On traverse Laredo (et non pas Solmifa) et sa baie pluvieuse, entre vaches laitières et collines verdoyantes. Un jeune colombien nous indique le chemin de Castillo, par les petites routes, et c’est là que nous terminons la matinée avec une purée aux champignons délicieuse (recette = eau chaude + purée mousseline + soupe knor champignon). C’est reparti vers l’Ouest, toujours vers l’ouest. Les petites routes bucoliques de Cantabrie nous plaisent bien, et même sous la pluie grâce à un équipement 100% étanche ! Attention ce qui va suivre relève de remarques agronomiques, ne pas reproduire à la maison : De petits greniers cylindriques parsèment le paysage et nous intriguent, tout autant que les auto-chargeuses bien moins grande que leur homologues bretonnes. On arrive à Pedrena, d’où nous embarquons dans une chaloupe qui nous permet de traverser la baie de Santander en moins de 10 minutes ! On nous indique l’auberge pour pèlerins de Compostelle, soit disant gratuite mais en fait pas du tout, juste à côté de la cathédrale. A ce moment, l’accueil dans cette auberge chrétienne du chemin de St Jacques (dirigée par Monsieur ayant fait 20 fois la route waouh) nous déçoit légèrement. Bonne nuit tout de même après déambulation dans l’élégante capitale cantabrienne et une bonne bouffe entre nous, à la française, sur le bureau de monsieur le curé. Le lendemain, on part de Santander et une charmante surprise nous attend : pause repas dans l’un des plus beaux villages d’Espagne, Santillana Del Mar. Ce jour là, on commence aussi la cure d’ibuprofène (après les conseils avisés du médecin vu par E) pour E et Y dont les genoux s’expriment… Rien de grave, les muscles évoluent en suscitant quelques douleurs ! On continue après avoir avalés nos sandwich maison devant le regard placide d’un chien envieux du village. Sous la pluie et contre le vent d’ouest, on traverse Comillas puis arrivons à San Vincente de la Barquera. Encore une belle étape de plus de 60km. On se repose et mangeons même dans un café qui nous chauffe notre eau nécessaire à nos repas quotidien (souvenez vous de l’ingrédient eau chaude cité ci-dessus) : pâte + soupe de poireaux. Après repérage, c’est à côté de l’église que nous choisissons de planter Tortuga… Mais non, où sont les sardines ! Perdues. A jamais. Certainement dans l’herbe du dernier campement de Pantarron. Pas le choix, on tend le tarp (bâche légère et étanche) sous le porche abrité (de la pluie mais pas du vent fort) de l’église haute perchée. Bivouac donc, car même si les éléments n vont pas en notre faveur, il fait très doux pour un 24 janvier (15°C en moyenne). Nuit très mauvaise, on pouvait s’en douter. On est assez content de se lever, et on repart vers la frontière que nous ne tardons pas à passer vers 9h42, à Colombres. Nous y voilà, adieu Cantabrie, bonjour Asturies !

  –>  !

Le temps est toujours aussi pluvieux, voire même plus. On longe la mer et les travaux autoroutiers pour rejoindre Llanes le midi, où l’on achète et où l’on mange des sardines (même si les premières sont pour Tortuga !). Le périple continue sans encombre jusqu’à Ribadesella où l’envie d’une douche chaude se transforme en baignade dans l’océan qui se terminera sous les douche (froides) de la plage. On se réfugie dans un bar, au chaud, avec les délicieux chocolats chauds espagnols qui font du bien. Une bonne nuit nous attend après cette étape de 70 bornes, Tortuga nous l’offre désormais, armée de ses sardines toute neuves. Le soleil se lève, les nuages ont laissé de la place à quelques tâches de ciel bleu, nous sommes le 26 janvier : un beau jour d’anniversaire débute.

C’est parti pour arpenter les belles routes sinueuses d’Asturies. Entre collines verdoyantes et « mar azul », on se laisse surprendre par la beauté de ces lieux et découvrons des nouveaux greniers très typiques, les « Orréo » ayant pour but de sécher et de conserver les récoltes à l’abri.

 

Pour résumer en poème ces 1000 premiers kilomètres :

L’émotion, le temps, l’humain :
Automobiliste souriant, intrigué ou bien gamin
Un piéton interloqué ou une vieille à pied
Très souvent avec le sourire nous regarde
Reste le camionneur, qui en klaxonnant veut encourager
Et le cycliste qui salue, hurle ou bavarde
 
Quelque fois fatigue, froid, peur ou énervement
Une émotion qui arrive ou repart en courant
Intempéries avec le mauvais temps
 
Pourtant on te garde en tête, on essaye
Après quelques jours, chacun te voit différemment
Si des fois, à ses côtés on reste plus longtemps
Souvenirs, émotions et échanges sont pareils
Enfin, pour lui, pour elle, c’est nous :
               L’autre qui passe.

 

Voilà fort longtemps que les nouvelles de nos aventures ne sont pas tombées. Et pour cause, nous avançons, et notre quotidien jamais pareil gagne beaucoup à être vécu pleinement du levé au couché. Pas facile donc de prendre le temps d’écrire mais quand même, nous tentons de rattraper le coup. Depuis le 26 janvier, nous traversons les Asturies : la transversale Gijon – Piedras Blancas – Luarca –Ribadeo serpente de gauche à droite le long de l’océan et de bas en haut de collines en collines.

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Arrêt / étirement / pique-nique / échauffement / départ

Le temps très humide ne nous arrête pas (par contre il nous empêche de prendre des photos, d’où le manque de témoignage visuels), seul le vent fort de face nous stoppe net de temps à autre… ! Mais voilà que déjà, le compteur nous indique 1000km ! Ca y est ! Rendez-vous à la page suivante !

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Le café de Luarca, après notre passage…

concentration

Car oui ça nous arrive de travailler un peu de temps en temps !

40 thoughts on “0 – 1000 km

  1. Minard dit :

    Bonsoir à tous les trois. Merci de nous faire vivre votre périple au jour le jour. Nous sommes heureux de partager ainsi vos impressions avec vous.
    nous vous souhaitons bon courage et à bientôt. La bise à toi Simon mais aussi à tes deux amis. On pense bien à vous. Monique et Marcel

  2. Denis dit :

    Bravo !
    Continuez comme cela, yoyo avec le casque c’est mieux…..
    Bisous et courage à tous les 3

  3. Rémi dit :

    Ça a l’air de bien commencer cette aventure. Les gilets jaunes vous vont à ravir :)

  4. Lucie Ronceray dit :

    Plein de courage à vous, faites-nous partager votre périple !!
    Bises,
    Lucie

  5. Aurélie dit :

    Votre récit me fait voyager… et me donne faim 😛 !
    Continuez comme ca avec votre bonne humeur.
    Courage à vous trois !

  6. Alain Crosnier dit :

    Bon pas si mal pour un début ; je ne suis pas trop étonné pour le réchaud (il m’avait paru un peu trop idéal)ni pour les pneus (manque de rodage) Donc à bientôt pour la suite… amusez-vous bien ! Alain

  7. JF dit :

    Continuez a partager cette belle aventure, je vous envie, bon courage!

  8. fabienne et christian dit :

    nous sommes heureux davoir des nouvelles.Apparemment la meteo est clemente,Simon ,nous avons la chance de te voir dans le courrier du Loiret cette semaine,l article correspond a ce que tu avais decrit.Nous sommes tres sollicites pour repondre a des questions sur votre periple.Appronfondissez bien votre espagnol.bises a vous trois .

  9. Pascal dit :

    J’ai le l’impression d’etre avec vous, derrière vous, assis sur le porte bagage et de descendre parfois pour vous aider à pousser dans les montées !! Bravo et continuez… On sent votre plaisir, votre soif de découverte et d’aventure. Je suis impatient de connaître les chapitres suivants de ce beau roman !

  10. Mélanie dit :

    À peine partis et déjà tant d aventures!
    C’est super chouette de pouvoir vous suivre, bon courage dans votre périple, (tortuga à l’air top confort )! Et prenez soin de vos genoux !

  11. QUILLERIÉ dit :

    Bon courage et bonne route bises Chantal et Guy

  12. Claire dit :

    Eh mais Yo , C’est le vélo de l’ambiance
    Vraiment génial de vous lire, bonne route les gars

  13. fabienne et christian dit :

    Nous sommes heureux d’avoir de vos nouvelles. Apparemment la météo est clémente. Simon ton article est apparu cette semaine dans le Courrier du Loiret. il respecte ce que tu avais dit au journaliste. Tes anciens propriétaires envoient régulièrement ton courrier. Pense à les remercier avec une carte. Pour des vélos qui ne devaient pas creuvés c’est raté ! Bon courage pour la suite nous vous suivons bien. Bisous

  14. Chantal dit :

    Bonsoir , merci c’ est sympa de pouvoir vous suivre.
    pensez a faire des réserves de rustines ça peut encore servir !!!!!!
    avant de redémarrer le matin faites vous les étirements voulus pour ne pas trop souffrir ???
    Bon courage , bises à vous trois

  15. Denis dit :

    Si je comprends bien, en ce moment vous vous éclatez … comme vos chambres à air !
    Denis

  16. dominique dit :

    les aléas des périples en vélo, ça me rappelle mon tour de Bretagne en vélo (en tant que mono d’ados) ou notre tour de l’Irlande ou des Cévennes (avec Jean-Yves) mais c’est il y a bien longtemps avec de vieux clous, à notre rythme et pas aussi préparé que vous et sans but sinon la découverte et les petits problèmes de mécanique ou de campement on trouve toujours des solutions
    Bon courage!

  17. Quentin et Gaël dit :

    Merci pour les photos.
    Quelle aventure !
    Bon courage

  18. Céline dit :

    Coucou de Valigny à Simon, nous suivons avec intérêt votre parcours. Bon courage. Jojo, Mimiche et Céline

  19. Donatello dit :

    TORTUGA <3

  20. Diego dit :

    Salut les 3, je suis un collègue de ta maman Simon. On est tous fier de vous, bravo. Mon meilleur ami est d’Asturies à côté de Salinas. Si vous avez besoin de qq chose mon mail est: dcleves@hotmail.fr. Bonne route!!

  21. Maëlle et Seb dit :

    L’aventure commence et je pense c’est pas fini!!!
    On attend avec impatience la suite…
    Bise et courage

  22. Seiz dit :

    Salut les gars.

    Super résumé. Je sais pas qui écrit mais ça se lit très bien.

    Pour vos soucis de chambre à air, faites gaffe aux surchauffe des freins dans les longues descente.
    Les HS11 ont des patins très proche de la jante et ceka peut amener 2 conséquences. L’éclatement d’un pneu ou de la jante. Pire, ébullition du liquide de frein et pouf, plus de frein.

    Bon je vous alarme un peu mais ces freins n’ont pas d’endurance au contraire d’un frein a disque. Ils sont puissants mais n’aime pas que ça dure.

    Sinon, verifiez bien vos fonds de jantes aussi et que le pneu soit bien dans la jante avant de monter en pression (coup classique avec du pneu renforcé)

    J’y pense aussi, si vous montez assez haut en montagne, vérifiez que vous ne dépassez pas les 4b.

    Voili voilou .

    Bonne continuation et profitez du soleil ( ici on se balade désormais en canoë)

  23. fabienne et christian dit :

    eh bien les gars je vois que vous etes toujours gourmets Simon as tu apprecie la paella?Ici c est toujours la douceur.Cette region va attirer des futurs touristes….. Bises a vous trois.

  24. Mathilde dit :

    Hey coucou !

    Je vois que tout se passe toujours aussi bien, c’est cool ça fait plaisir à lire ! Vous avez l’air d’avoir le sourire en tout cas !
    Pour notre part nous sommes revenus hier d’une semaine au ski entre neige et beau temps, ça faisait bien plaisir ! On revient avec un bilan plutôt correct : une handicapée sur sept partant (camille s’est pétée le poignet).

    Gros bisous !!

  25. isabelle bourreau dit :

    c’est Top ! très bien écrit,agréable à suivre avec les photos.
    que d’aventures et de péripéties en perspective…
    biz et bon courage.
    Isabelle Bourreau.

  26. Agathe R. dit :

    Salut les gars ! Je ne sais pas qui écrit mais quel talent ! Vos aventures se lisent avec suspens et engouement ! Prenez soin de vos petits petons :) A bientôt. Bises

  27. Denis et Jacqueline dit :

    Nous suivons vos aventures au jour le jour et c’est super de nous les faire partager. De notre coté on essaie de faire connaitre votre projet.
    Merci à ceux qui ont ajouté leur encouragement (en espagnol de préférence) sur le site espagnol « DEIA » [ http://www.deia.com/2014/01/18/bizkaia/bilbao/una-gran-aventura-sobre-dos-ruedas#Comentarios ] pour rectifier les deux premiers commentaires de l’article qui étaient plutôt négatifs dans le style « c’est l’argent de l’Europe qui paye les vacances de ces français » !
    Il est toujours temps d’apporter votre contribution. Si nécessaire, on peut vous faire la traduction en espagnol…
    Denis et Jacqueline

  28. Irati dit :

    Hi, it was nice talking to you guys!

    I hope the Basque Country stay was interesting and welcoming. Hope to read about your travels and experiences about urban gardening across Europe.

    Bon voyage!
    Irati

    (PD: the link to Greenius in your post is not right 😉 Here is the correct link: http://greeni.us)

  29. Mélanie R. dit :

    Je me suis régalée à lire ce récit et j’ai « tilté » à Cambo les bains car j’y suis allée rencontrer un architecte fort intéressant.
    Hâte de lire les suites.
    Bonne route !

  30. Christine et Lucien dit :

    Pour atteindre 60km/h faudrait peut être manger plus et charger des cailloux dans les cols. Merci les gars de nous faire partager vos jardins d’hiver.

  31. EX CCMA dit :

    Coucou Yoann, Merci pour la carte postale. Pour répondre à ta question, toujours pas de mâle dominant dans nos locaux….Et nous faisons tout pour! Sinon rien d’inchangé pour l’instant avec nos nouveaux employeurs. On voit que vous profitez bien de votre périple (Et là, pas de femelles dominantes non plus???). Bonne aventure à tous et à bientôt dans le suivi des différentes étapes.

    Les filles des Monts d’Azur

  32. fabienne et christian dit :

    bravo pour la baignade et surement sans maillot ( ils etaient reexpedies a
    Nice !!!!) courage mais cela ne fait aucun doute.

  33. Denis et Chantal dit :

    Pour un scout perdre les sardines c.est pas terrible terrible …
    Plus que 10000 bornes….
    Hasta la vista….

  34. Chantal dit :

    Yo , tu as eu peur qu’on se moque de Toi avec les sardines perdues !!!
    pas fort pour un scout ++
    Il faut les recompter avant de les ranger dans le sac …c’ est le BABA !!
    bises
    Chantal

  35. Marie dit :

    Je désespérais de voir la rubrique se remplir mais je vois que vous n’avez pas chaumé et que ce premier mois a déjà été riche de rencontres et d’aventures. Le début de votre périple n’est pas sans me rappeler des endroits connus. Hate de découvrir la suite.
    Le blavet est en alerte rouge et nous nous apprêtons à subir nôtres 5ème tempête de l’hiver. L’eau coule et les talus manquent! Voilà pour les petits tracas morbihannais.
    Bonne continuation!
    Marie

  36. Caro B. dit :

    Et si Sim’Etienne & Yo, avaient des clochettes, des clochettes aux roues, on s’entendrait plou, lalalalala, lalalala, lalalalalalala lalalala…

    Bon vent les gars, je me fais un guide d’entretien pour vous poser pleins de questions à votre retour, histoire de vous remettre aussitôt dans le bain !

    Pleins de bises, j’espère également que c’est la tente de l’ambiance, la tente de l’ambiance.

  37. bisault dit :

    bonjour et bon courage de la part de mémé Jeannine ( pour Simon)
    et gros bisous
    vous êtes où ?

  38. Minard dit :

    Bonsoir à tous les 3. Vous paraissez absorbés par votre périple, ce qui ne vous laisse pas bcp de temps pour les commentaires. Nous espérons que tout se passe bien et que les intempéries ne vous font pas trop souffrir. Merci Simon pour ta gentille carte. Bon courage à tous les 3. A bientôt sur le site
    Monique et Marcel

  39. Annie Armand dit :

    Maintenant que nous sommes assez renseignés pour accéder à votre site nous vous suivons avec plus de facilité..Nous sommes très intéressés par tous vos exploits tant sportifs que culinaires.Bon courage pour la suite a vous trois.

  40. Pascal dit :

    21 mars : Pas de nouvelles… Bonnes nouvelles j’espère ?! On a soif de vos récits détaillés… A moins que ça ne soit du marketing pour mieux vendre votre livre au retour !! Bise

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