De 1 000 à 2000 km, Espagne – PortugalEspagne

Même principe, on (tente) de vous raconter nos aventures au jour le jour. Pour les détails de nos étapes de façon plus localisées, rdv sur cette page !

Au niveau de Ribadeo, nous quittons l’océan vers le sud. On entre en Galice. Mundonedo viendra ravir nos papilles avec sa fameuse tarta de los reyes avant d’entamer l’ascension pour Villalba.

tarta reyes

La Tarta del rey dans les bras de Yo sur le marché, après achat du pique nique

yo pédale

Arrivée au col

La nuit est humide mais marquée par notre premier feu de camps pour, en vain, tenter de faire sécher nos vêtements. Heureusement, la gastronomie est là : nous festoyons (à notre échelle) dans l’abside de la tente avec les quelques produits locaux achetés dans la journée tels que la charcuterie et le vin rouge !

feu de camp villalba

On repart le lendemain matin après s’être délectés (à 9h) de la liqueur de raisin de papi Santiago qui nous a laissé passer la nuit dans son jardin, muchas gracias, on est chaud pour repartir.

matériel de papi santiago

Le matériel + jardin de papi Santiago

Et on en a besoin : quand le froid s’ajoute à l’humidité, pas facile de garder un rythme et d’avancer tranquillement. Les extrêmités s’engourdissent, tout est trop humide, et le soleil reste caché toute la journée… Mais on tient bon, on se serre les coudes car oui on le savait «  es muy malo tiempo para andar las bicis » : c’est l’hiver et on le ressent. De Villalba, nous rejoignons Curtis d’où il ne nous restera plus que 50km pour rejoindre notre objectif du moment : Santiago de Compostella ! Cette matinée restera dans les mémoires comme la plus froide depuis le début du voyage : on part avec 1°C sous la neige et dans le vent. Certains questionnements fondamentaux émergent alors face à ces conditions rudes comme par exemple « Comment on fait pour freiner et passer ses vitesses quand on sent plus ses doigts ? », d’autres plus visionnaires telles que « Vous imaginez le jour où on aura plus besoin de notre veste imperméable pour rouler ? », ou d’autres plus pragmatiques comme « mais que fait ce chasse neige en bordure de route ? » et enfin d’autres climato septique du genre «les gars, c’est vraiment possible la neige, la grêle et la pluie en même temps ? ». Toujours est-il que les tous derniers kilomètres vers St Jacques ont lieu sous le SOLEIL (que nous n’avions pas vu en si grande forme depuis bien longtemps) bien qu’assez joueur, entre 2 nuages pluvieux. St Jacques donc, à 14h le 1er février.

Km 1240.

DCIM100GOPRO

Repas devant la cathédrale de Santiago

Nous mangeons devant la cathédrale et partons en quête d’un camping que nous trouvons en bordure de ville après avoir été pris au piège d’une versatile mamie prétendant offrir le logis aux pèlerins juste arrivés alors qu’en fait… Fallait payer ! Ces 2 jours d’arrêt à Santiago nous permettent de nous reposer, de visiter cette vieille ville charmante (tant qu’on reste dans la vieille ville), de participer à la messe des pèlerins (quand même !), de découvrir la Cité de la Culture, de commencer à s’habituer à rouler sur des pavés (il y a plus agréable et nous ne sommes pas au bout de nos peines) et de dénicher les zones d’agricultures urbaines. On trouve notamment deux jardins familiaux municipaux.

cité culture santiago

The cité de la culture

messe santiago

La messe pour les pèlerins ! Magnifique cathédrale.

jardin santiago

Jardins urbains, première

jardin santiago 2

Jardin urbains, suite !

Au camping, nous fêtons aussi la chandeleur : les crêpes sont bonnes et la farine restante nous permet de mettre au point de nouvelles recettes à base de pâte à pain : mini-paninis fourrés à la fondue d’oignons-sardine = un délice !

 

chandeleur

Nous repartons de Santiago en direction d’Ourense. Mardi 4 février, une date à marquer d’une pierre noire : après une grosse galère de crevaison à Lalin (2 heures de pause tout de même), nous repartons pour essuyer notre pire évènement climatique. Imaginez : neige en bord de route, ascension à 800m, accueil sur le plateau par le froid et la grêle portée par un vent de face tonitruant d’une rare violence. Plus de 100km à l’anémomètre fixé à l’arrière d’un de nos vélo (Rires).

DCIM100GOPRO

Réparation au sec dans une maroquinnerie de Lalin

Le bar d’un patelin d’altitude nous sauve pour la pause déjeuner. Nous devons repartir ! et nous croyons assez peu à une arrivée à Ourense ce soir. Mais c’était sans compter sur la descente sans fin qui nous permet d’avaler 40km en moins de 2h. On s’arrête quand même 10 minutes pour goûter le pain IGP de Cea à la « arina de trigo » (farine de blé (!) ). Arrivée à Ourense dans la jardinerie BIOAgro où Carlos nous accueille et nous laisse le bas de son magasin pour dormir, au SEC !

borrdel BIOAGRO

 

Le sous-sol de BIOAGRO que nous nous approprions

Le soir, nous testons le poulpe cuisiné localement dans le casco viejo de la ville, miam. Le lendemain nous restons à Ourense pour un rendez vous avec le service urbanisme de la mairie pour parler agriculture urbaine, Ourense faisant partie d’un programme Urbact (coopération entre des villes européennes sur une thématique liée à l’urbanisme, l’alimentation en l’occurrence). Nous visitons le marché de petits producteurs et pique niquons ici.

marché ourense

L’aprem, nous rencontrons « los amigos de la tierra », association que nous décrirons dans un prochain article. Ils nous font visiter le jardin urbain et nous convient à une soirée banquet ! Avant d’y aller, on file aux thermes, source chaude d’attractivité de la ville !

DCIM100GOPRO

Jeudi 6 février, départ d’Ourense, 1350ème km.

Petite étape toute en montée. Une crevaison intervient, et il pleut, encore et toujours. Les torrents s’improvisent dans les champs de part et d’autre de la route. Etape à Bande, on plante Tortuga à côté de l’église. Le lendemain, début d’une très belle journée vers la frontière portugaise…

etienne pont

barrique

Achat de vin dans un fût de chêne géant !

paysage beau portugal début

Les paysages portugais nous laissent bouches bées  

pique nique place avant porto

Pique-nique omelette sur la place de Vilanova de Familiacao…

Et on arrive à Porto en passant par Braga, après notre plus grande étape de 85km (à l’époque, c’était quelque chose !), et on nous offre le resto !

visite cave porto très bien tentations

Les vitrines portugaises nous font saliver, notamment celles des magasins remplis de fruits secs et de pâtisseries !

Porto couché de soleil

Le téléphérique qui traverse Porto, au dessus des caves d’affinage du porto et du fleuve Douro.

Porto et ses chaloupes

Et voici les bateaux qui à l’époque transportaient les barriques de porto, elles sont aujourd’hui immobiles et portent l’image des nombreuses marques présentent à Porto.

police de porto

Voici un bel exemple d’autorité municipale. La police circule en pot de yaourt électrique (toutefois écologique et pratique dans les petites rues pentues) dont Yoann se moque ouvertement !

DCIM100GOPRO

Pour comprendre cette photo, il faut rappeler un élément important du voyage. Nous pédalons beaucoup, donc nous avons faim. De plus, nous sommes contre le gaspillage alimentaire qui encombre la ville. Dans cette lutte quotidienne, nous ouvrons les yeux constamment. Un vernissage de musée avec buffet gratuit ? Une paella à moitié terminée sur la terrasse d »un restaurant ? Il faut intervenir. Cette photo en témoigne lors du vernissage de l’expo d’un musée d’art contemporain de Porto dont les cacahuètes nous ont procuré un immense plaisir.

DCIM100GOPRO

Au Portugal, on mange beaucoup pour pas cher. De plus, voici un aperçu d’une des nombreuses spécialités culinaires de Porto : la francesinha.

Et pourtant ne figurent pas ici les croquettes de bakalao (morue), les reins frits et salés de cochon, la soupe au sang de cochon, le pain au maïs, la salade de poulpe… Autant de mets qui ont su ravir nos papilles !

envol goeland

Les petites rues étroites de Porto.

Duo de bonnets

Et les avenues plus larges sous les premiers rayons de soleil, à la recherche de l’agriculture urbaine !

AU Porto

En effet Porto regorge de jardins urbains ! Le projet LIPOR que nous n’avons malheureusement pas pu toucher du doigt faute de disponibilités fera l’objet d’un article très prochainement.

chat toit porto

Les toits de Porto, dont nous repartons après 4 jours passés dans l’appartement de Pedro et de Lucas, un musicien et un cycliste très accueillants, au sommet d’une haute tour.

 route douro

Et nous voilà partis sur la route du Douro ! Nous remontons à la source du fleuve vers l’Est, ainsi qu’à la source du Porto : les vignobles recouvrent les collines à une centaine de kilomètres de Porto.

culture collines douro

Quelques oliviers viennent parfois défier les vignes. Là, on monte en s’éloignant du Douro pour rejoindre un plateau, à l’Est du Portugal, non loin de la frontière…

paradise PAPY

Et voilà, nous revoici en Espagne, sur la route de Salamanque, en Castilla y Leon.

Ici un ancien couvent à l’abandon nous inspire de nombreux projets agricolo-résidentiels.

N’est ce pas le moment de s’installer à plusieurs pour se rapprocher d’un mode de vie plus en adéquation avec nos attentes sociétales et alimentaires?… Instant d’utopie itinérante.

paradise HOUSE

arrivée Salamanque

Salamanque by night. Le même jour que les images précédentes, nous avalons 130 km, une frontière, un restaurant décevant, et une nouvelle ville aux milles attentes. Arrivés à 23h à Salamanque, nous finissons l’étape à coups de tapas, de figues séchées et enfarinées, de cinéma (pour toute personnes désireuse d’aller voir « Hercules, l’origine du mythe », vous passerez un moment d’une délectable légèreté parsemé de détails historiques d’une justesse remarquable. Rires.).  
péri urbain salamanque

Réveil à Salamanque, en péri urbain. Nous interviewons un retraité éleveur à ses heures perdues. Une jeune femme nous indique une paroisse en ville qui fabriquerait son fromage… On mène l’enquête.
Eti Yo pause route figuera  ferme brebis mil caminos

S’ensuit une très belle rencontre avec les membres de la paroisse. Un article paraîtra bientôt sur son fonctionnement passionnant. Ci dessus, la bergerie et ses 400 brebis !

détresse du froid

Nous prenons la route vers Avila. Nous avons rarement eu aussi froid lors d’un pique nique du midi, comme l’attestent nos positions sur cette photo. Ceci dit nous goûtons à une nouvelle spécialité : le « chicharrones » une sorte de gâteau ou de fougasse sucrée avec des lardons ! Une des meilleures choses qu’on ai goûté depuis le début de notre voyage !

Et déjà 2000 km parcourus ! Rendez-vous sur la page suivante !

 

 

 

 

 

 

9 thoughts on “1000 – 2000 km

  1. remi dit :

    C’est super les gars, que d’aventures… Et de mettre pleins de photos c’est une très bonne idée. La bise

  2. fabienne et christian dit :

    merci, pour ce beau recit,et ces belles photos, on attend la suite avec impatience.Vous vous fetes dsirer…..

  3. Spam34 dit :

    Suspens, suspens, on attend la suite avec impatience..

  4. Chantal dit :

    Merci pour ces bonnes nouvelles , les photos nous permettent de voir que vous allez bien …
    Bon courage…le plateau de Madrid vous attend !!!!
    Bises à vous Trois

  5. Claire dit :

    C’est toujours le même qui crève ou vous y avez tous eu droit!!
    Il me semblait que c’était une fois de plus Yo avec sa chambre à air percé dans les mains.
    Faites un bon petit stock à Madrid 😉

  6. Bibzou dit :

    Photos magnifiques, récits accrocheurs, merci les gars, j’aurai mis du temps à m’y mettre mais je suis bien contente de lire vos aventures. Je constate comme même l’importance de la bouffe! La description de vos repas me fait autant saliver que vos récits rigoler. Bon courage pour les autres km et galères à venir!

  7. Luc dit :

    Salut Etienne,
    Je suis votre périple avec intérêt et admiration. Heureusement que vous êtes maintenant aguerris car les conditions climatiques ne semblent pas faciles
    Ce petit mot pour vous faire part de l’initiative de 3 jeunes Rezéens qui commercialisent des poulaillers et des clapiers pour une exploitation plutôt familiale et urbaine.
    L’article qui parte d’eux sur O-F
    http://www.entreprises.ouest-france.fr/node/132987
    Le site de leur entreprise
    http://www.chemin-des-poulaillers.com
    Bon courage
    Bise de toute la famille
    Luc

  8. Denis et Jacqueline dit :

    Rien depuis le 6 février ! Il y a du laisser-aller… Je plaisante c’est plus probablement que vous êtes à Madrid et très occupés et que vous allez nous raconter tout ça un peu plus tard. Profitez bien !

  9. Mel dit :

    Courage les gars !!!
    Vous avez l’air d’aller plutôt bien et de profiter positivement de l’expérience, ça fait plaisir à voir. Je vous admire !! J’ai une grosse pensée pour vous un soir comme celui-ci où il pleut des cordes et où j’ai la chance de regarder vos photos et lire votre passionnant périple… bien au chaud :)
    Vous êtes incroyables, gardez la pêche surtout !
    Je vous embrasse tous les 3…

    Je pense bien à toi mon Sim’ (j’espère que tu n’as pas trop mal à tes genoux?!);)
    Courage
    Ta p'tite Mel

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Translate »