Bienvenue sur la page 11 000- km ! C’est ici que vous trouverez nos aventures dans le Benelux. Après 11 000 km de voyage, nous arrivons aux Pays Bas qui sont une explosion d’idées pour notre projet sur l »agriculture urbaine, faute d’être une explosion culinaires ou de paysages.. Nous n’irons finalement pas à Aachen (Aix la Chapelle) et au Luxembourg, faute de temps. Cette page concernera donc les Pays Bas, la Belgique et notre petit bout de France sur la route de Paris. Bientôt le retour et pourtant nous réalisons de plus en plus que ce n’est pas la fin du projet. Les gens que nous rencontrons reconnaissent de plus en plus notre expérience et attendent vraiment des conseils et des avis sur leur projet, sur les possibilités de l’améliorer, de le développer ou tout simplement, savoir ce qu’il se passe ailleurs. Les prochains mois seront donc consacrés à la rédaction de nos fiches techniques, à la réalisation de l’exposition photo et à la préparation des conférences.. Mais avant de parler de tout ça.. encore un peu de voyage et de vélo !

HA22 accueil Pays bas

La maison d’un couple de néerlandais qui nous a accueilli dès notre arrivée aux Pays Bas. Sous la pluie nous demandons à une première famille qui refuse car ils ne sont pas propriétaire de leur habitation. Ce couple qui finira par héberger n’était pas franchement chaud au début voulait nous emmener vers un gîte. Puis ils acceptent pour le hangar et puis en fait, le temps que l’on aille chercher les vélos, le mari a ramené une lampe pour que l’on soit dans le grenier, à l’abri des courants d’air. Mais pendant que l’on décharge les sacoches, la femme interpelle son mari, en fait leur ancienne cuisine serait mieux non ? Nous sommes complètement d’accord… et puis finalement, ils nous proposent les WC, nous offre une soupe et l’on partage un thé avec des Wafels jusqu’à 23h, sans parler de la wifi qui permet d’avoir un contact avec les copines/familles. On apprécie ce couple simple et leur deux filles très souriantes. Avant de repartir le lendemain matin, la maman nous a préparé un petit déjeuner de luxe ! DCIM100GOPRO

Qui a dit qu’il pleuvait toujours aux Pays Bas, c’est sous un soleil de plomb que nous nous dirigeons vers Wageningen où une chercheuse nous attend pour un rendez vous. Vous pouvez apercevoir au fond, un des fameux moulins.HA24 Wageningen rural institut

Discussion avec Esther devant l’université de Wageningen. Une ville assez petite qui est très vivante de part la présence d’une grande université sur les sciences de la vie. Avec un rayonnement important à l’étranger, l’université de Wageningen fait de la ville une petite planète d’étudiants et de chercheurs hétéroclites. Nous apprenons notamment par plusieurs témoignages que deux courants qui semblent assez distincts s’opposent dans l’université, entre recherche d’un modèle agricole alternatif et fuite en avant scientifico-technologique sur fond de progrès. Esther fait sa thèse sur 4 jardins communautaires des Pays-Bas et sur leur impact sur la communauté, l’environnement etc… Afin de montrer aux municipalités les rôles réels que peuvent avoir un jardin urbain. Elle nous parle notamment de travaux effectués dans l’université qui font une analyse coûts bénéfices d’une ferme urbaine. Eh oui, car une ferme urbaine fait par exemple augmenter le prix des loyers autour vu qu’elle embellit le paysage, toutefois le compost peut provoquer des nuisances, mais dans un même temps les gens se sentent mieux et vont donc moins chez le psychologue, ETC… comment alors quantifier la valeur réelle d’un jardin urbain ?

Une des idées qu’évoque Esther et qui nous plait est le syndrôme du dauphin. Eh oui, pensons un instant au comportement des gens qui voient un dauphin en vrai pour la première fois, alors malgré le fait qu’ils en aient déjà souvent entendu parler, qu’ils connaissent par coeur à quoi cet animal ressemble (télé, livres..), ils sont complètement gaga, presque de manière irrationnelle. Elle fait le parallèle avec la réaction de nombreuses personnes lorsqu’elles voient pour la première fois un jardin urbain qui parfois viennent alors à penser que c’est la solution à tous les maux de la ville.HA25 Wageningen jardin

Une visite dans un jardin en périphérie de Wageningen. Une femme originaire d’amérique du sud nous explique son besoin et son envie de jardiner.

HA26 jardin comunautaire

Dans un autre jardin c’est une retraité qui répond à nos questions. Elle travaille sa parcelle avec d’autres personnes et nous dit qu’elle n’achète quasiment jamais de légumes au supermarché.

HA26 Wageningen jardin2

La frontière entre la ville et le milieu rural se fait de manière très brusque à Wageningen. Il suffit de passer la route qui entoure la ville et l’on oublie les immeubles pour retrouver les jardins, les prairies, les moutons et les chevaux.HA27 campement Wageningen

Nous passons la nuit dans une résidence étudiante d’un genre particulier. Les étudiants peuvent louer en collocation des maisons toutes équipées situées dans un petit ilot de verdure à la sortie de la ville. C’est dans « le champ » central que l’on nous propose de planter la tente. Nous prenons la douche chez des doctorants  que nous rencontrons et passons la soirée avec eux.

HA28 CSA self harvesting1

Le programme de visite de sites d’agriculture urbaine continue dès le lendemain matin. Nous rencontrons Klaas, le maraicher de la CSA (Community Supporting Agriculture), l’équivalent de nos AMAP, pour discuter avec lui de sa manière de fonctionner avec les adhérents et la gestion de ses parcelles. Klaas explique que les adhérents de la CSA récoltent eux-mêmes leurs légumes directement dans la parcelle. C’est un fonctionnement qu’il est le premier à avoir mis en place il y a 25 ans pour alléger sa charge de travail mais également pour permettre aux adhérents de venir profiter d’un moment au champ avec leurs enfants. Le socle de fonctionnement de ce système reste la confiance, chacun doit ramasser ce dont il a besoin pour les jours à venir, pas question de faire des conserves (sauf en cas de surproduction) ! Il se fournit en plant chez un pépiniériste qui le livre directement sur la parcelle, il s’évite ainsi la charge de travail relative aux semis. Le système développé semble lui accorder un temps précieux pour sa vie de famille, tout en faisant bénéficier à ses adhérents de produits frais à un prix raisonnable. Voilà qui nous laisse penseur, un des premiers agriculteurs urbain à plein temps que nous croisons qui semble concilier à merveille son travail à sa vie personnelle …

HA29 CSA self harvesting2

Dans cette CSA, une parcelle de maïs doux.

HA30 CSA self harvesting3

La parcelle d’asperge chez le second maraicher de la CSA.

HA31 CSA self harvesting4

Des stagiaires au travail pour désherber une parcelle de choux. L’ensemble des parcelles sont cultivées selon le cahier des charges de l’Agriculture Biologique, synonyme d’un travail manuel plus important ! C’est là que nous rencontrons une stagiaire de l’ISARA de Lyon (une école d’agro) qui est en stage ici pour se former au maraichage « Bio ».HA32 Fauchage bord de route1

Voici un appareil agricole permettant de faire du broyage avec exportation, ce qui permet notamment d’appauvrir le sol en azote sur les bords de route, évitant ainsi le développement d’une flore trop nitrophile (qui aime l’azote) comme les orties et les ronces, permettant de faucher moins régulièrement, et de favoriser une flore qui aime les milieux pauvres en azote, en général plus intéressante en terme de biodiversité. Des économies en fuel qui favorisent l’écologie. De plus l’herbe récoltée peut servir à produire de l’énergie ou du compost. Les Pays Bas sont en avance sur cette idée et cela leur permet notamment d’éviter l’accumulation de matière organique dans les fossés lors des broyages et ainsi de limiter la fréquence des curages de fossé. Une technique intéressate sur laquelle Simon avait travaillé pendant son stage au Syndicat de la vallée du Blavet.HA33 Fauchage bord de route2

La même technique mais avec une version plus sophistiquée, le bras articulé permettant d’avoir accès à la plupart des endroits. La benne a l’arrière permet de ramasser un plus gros volume.

HA46 jardin toit shopping5Après quasiment une heure (un peu énervante et désespérante) à tourner dans un énorme centre commercial, d’une allée à l’autre, d’un étage au suivant, d’un Zara à un H&M, nous avons réussi à trouver ce superbe jardin sur le toit. Nous avons notamment apprécié l’innovation que vous pouvez voir ici. C’est un poulailler déplaçable, afin que la poule consomme les résidus de légumes et les ravageurs des cultures présents dans les trois bacs.

HA43 jardin toit shopping1

 

Le jardin sur le toit, vu des immeubles l’entourant. On comprend que ça améliore réellement le paysage.

 

 

HA44 jardin toit shopping2

 

Les différentes cultures sur le jardin sur le toit et la tour (à droite) depuis laquelle nous avons pris la photo.

 

 

HA45 jardin toit shopping4

Yoann admire le plan de travail. Eh oui, en plus du jardin, sur ce toit les légumes sont transformés de temps en temps pour faire des soupes. Des projets qui lient alimentation et production agricole que l’on retrouve plusieurs fois en Hollande et que l’on apprécie.

HA47 campement Utrecht

Arrivé à Utrecht (la petite Amsterdam) nous faisons escale dans un jardin avec l’autorisation d’un des responsables. Nous plantons la tente et partageons une bière avec lui. Un espace de plus destiné à la broussaille qui a été repris en main par un collectif engagé : améliorer le paysage et produire des légumes ! Les serre n’occupent qu’un tiers de la surface du terrain, ceci était imposé par la loi car cette zone devait pouvoir être facilement inondée et navigable en période de conflit armé.HA48 serre

La serre du jardin (tout en verre) qui accueille une grande variété de légumes mais aussi une table pour se réunir. Une atmosphère bonne enfant règne sur le lieu, une quiétude que invite à mettre les mains dans la terre pour travailler dans ce petit coin isolé de la ville. Mais le temps nous manque, seul Simon aura le temps de ramasser les vieux pieds de haricots. Une visite guidé de la ville d’Utrecht et de ses jardins urbains nous attend le lendemain matin.

HA34 carotte grille

Des formes bien bizarres que peuvent prendre les légumes. Affiché comme trophée à l’entrée d’un jardin : « ici la standardisation des légumes n’a pas droit de cité ! »

HA40 jardin Utrecht5

Nous avons pris contact avec Els qui trempe dans de nombreux réseaux d’agriculture urbaine au Pays-bas. Une fois de plus nous goutons aux joies de se faire guider à travers la ville par des gens qui connaissent !

HA35 jardin Utrecht1

Encore un jardin où la quantité de fleurs et d’aromatiques et surprenantes. Le rôle des jardins urbains dans la sauvegarde des abeilles ne semble plus à démontrer.

HA36 jardin Utrecht2

 

Des jolies rangées de choux dans une Care farm. C’est une ferme où les chômeurs de longue durée, les alcoolo-dépendants ou drogues-dépendants peuvent trouver du travail. HA37 jardin Utrecht3

 

Des fermes péri urbaines réellement productives !HA38 betterave EtienneEtienne s’amuse avec une betterave locale coupée en deux. Cela nous rappelle les cernes des arbres.

HA39 jardin Utrecht4

Ca y est, dans la plupart des potagers que nous traversons, les tomates sont mures. C’est fini le temps, où l’on nous disait que ce n’était pas la bonne période pour étudier les jardins.  HA41 vélo famille

 

On ne cesse d’être impressionnés par la diversité des vélos qu’il existe dans la ville. Ici un vélo trois places, qui dit mieux ? le prix est équivalent à une voiture d’occasion en France. On se dit qu’il y a réellement ne culture du vélo.HA42 canal Utrecht  Un pique nique en bord de canal à Utrecht. Le centre est vraiment très joli, on conseille !

BR 1 Hotel Barbizon

Juste en face de la gare centrale d’Amsterdam, l’hôtel Barbizon, endroit très chic de villégiature, possède un jardin et des ruches sur son toit. Le jardin est entretenu par une entreprise, GrownDownTown. C’est un des majordomes qui nous accompagne pour la visite.BR 2 Hall Barbizon

Etienne et Yoann dans le hall de l’hôtel. Ca change de la tente comme endroit pour dormir..BR 3 Tag

Dans les rues d’Amsterdam on trouve quelques tags, comme ce magnifique moineau (des villes ?!).BR 4 Vélo multiple

 

Nous en avons croisé plusieurs fois dans la ville, le concept semble bien fonctionner. C’est un bar mouvant où ce sont les convives qui le font avancer en pédalant tout en buvant et discutant. Dommage la version longue distance pour trois n’existe pas encore !BR 5 Innovation compost

Une nouvelle innovation dans un jardin d’Amsterdam. Certains jardiniers choisissent de tamiser leur compost avant utilisation ou au fur et à mesure de sa réalisation. Ici un nouveau système de tamis, ce sont deux jantes de vélo qui tournent quand l’on pousse avec chacune des mains sur chacune des jantes. Le mouvement est facilité par les quatre roulettes qui sont dans le creux de la jante. On balance à la pelle le compost en vrac dedans et le compost tamisé tombe dans la brouette.BR 6 Travail

Yoann, Etienne et Jennifer (une thésarde qui nous a fait découvrir ce jardin et avec qui nous avons passé deux petites journées par la suite) en pleine action.BR 7 Gay pride

Après le jardinage, un tour à la gay pride d’Amsterdam. C’est la folie, les bateaux sur les canaux remplaçant les chars que l’on peut voir d’habitude dans les autre villes. Tout est conçu pour être replié aux passages sous les ponts. La folie de l’instant et de la foule sur les quais est quelle peut gâchée par plusieurs grosses averses.BR 8 Gay pride

Beaucoup d’associations différentes, chaque bateau ayant une couleur. On est étonné de voir la Police, l’Armée et différentes entreprises, représentées par un bateau.BR 9 Manifestation Palestine

Le lendemain nous assistons à une autre manifestation, pour le retrait des force israeliennes de la bande de Gaza.BR 9 Musée des tropiques

Nous passons une fin d’après midi au Troppen Museum. Attirés par une exposition du National Geographic nous profitons pleinement de ce musée sur les tropiques, très interactif. Nous apprécions aussi cette oeuvre d’art contemporaine : Origami.BR 10 Sur le toit

On marche sur les toits. Voici la vue depuis le haut d’un toit sur lequel il était possible d’accéder depuis une échelle se situant sur une terrasse où il y avait un jardin.BR 11 Canaux Amsterdam

Sur les bords des canaux, les propriétaires des péniches s’aménagent de jolis espaces verts.BR 12 Discussion avec Anke

Lundi matin, alors que cela fait maintenant 4 jours que nous vivons dans son appartement sans même l’avoir rencontré, Anke nous consacre quelques heures de discussions.BR 13 Cochon en ville

Malgré que nous soyons souvent hébergé par des personnes sensibles à l’environnement, voire au jardinage urbaine, très peu ont leur compost. Alors on l’emmène avec nous pour le déposer dans un des jardins que l’on visite. Ici Etienne explique la diversité alimentaire à un cochon en lui présentant une tige d’ananas.BR 14 Jardin flottant

Un magnifique jardin flottant. On est surpris de voir des poules d’eau qui nichent dedans. Tous ces espaces de canaux sont vraiment des jolis lieux ouverts pour la ville.BR 15 Ancien jardin

Avant, ici, il y avait un jardin. Et c’est fini. C’est les changements de la ville qui permettent leur création, mais aussi leur destruction. BR 16 Vélos en tout genre

Un autre modèle de vélo. Avec un tube plus gros en bas et deux tubes en haut, ce genre de vélo renforcé permet d’augmenter considérablement le poids transportable sans dommage pour le cadre. Utile quand on met un enfant devant, un derrière et un porte panier par exemple.BR 17 Dome

I can change the world with my two hands. Le projet d’une artiste, à la place d’une ancienne piscine, dans une cour, encerclée par des immeubles. La production est vendue à des restaurateurs. Un jardin qui semblent très productif. Vous pouvez aussi admirer une très joli serre en dôme ou serre géodésique.BR 19 Vélos

Quelle surprise ! Avec une grus sur une barge, cette homme est en train de nettoyer le lit d’un canal, la quantité de vélos, pneus, télévision, barrières… qu’il remonte est impressionante.BR 20 Médiamatic

Dans les bureaux de Mediamatic, une jolie installation en aquaponie.BR 21 Eolienne

Une éolienne fabriquée à partir d’une roue de vélo, dans un espace consacré à la sensibilisation à l’environnement et à l’énergie.BR 22 Les bacs

Un jardin où chaque bac appartient à un élève qui vient s’en occuper l’après midi après les cours théoriques. Messieurs les politiques, de la terre, des planches et quelques graines, n’avez vous pas là une activité très peu coûteuse pour occuper des enfants dans le cadre de la semaine de 5 jours ? Sans parler des retombées en terme de santé, d’éducation, de pédagogie, d’activité physique et de paysage…  » Il n’y a pas de problème, il y a que des solutions », probablement un des slogans de l’agriculture urbaine.

BR 23 Tonton Yoyo

Yoann en pleine réflexion. . . BR 24 Bateau

Un bateau réutilisé en bac à plantes.BR 25 Sur fond d'immeuble

Encore un jardin qui a été crée sur un terrain où la mairie avait des projets immobiliers mais pas les finances pour les réaliser. Les jardiniers nous disent de manière très calme et pragmatique que le jour où il faudra partir, il ne lutteront pas et le feront.

BR 26 Jardin avec cuisine

Un Indisches tuin, un jardin où les gens se retrouvent pour cuisiner la production du potager, une à deux fois par semaine. On adore le concept.

BR 27 Salades

C’est une photo, c’est un cliché. C’est un cliché cette photo. La salade au pied de l’immeuble.BR 28 De kass

Le restaurant de Kass (la serre en néerlandais). Un restaurant très chic dans une serre, qui présente la plupart des légumes cultivés dans un parc autour et dans une partie de la serre elle-même. La majorité de la production se fait à 20 km en dehors de la ville, en système bio.

BR 29 Jenny et Etienne

Etienne et Jennifer lors du début de notre recherche de projets au Nord d’Amsterdam.

BR 30 Dans un jardin du coeur

Une petite photo de groupe dans ce jardin du coeur. Un jardin mis à disposition des personnes en difficulté sociale pour qu’elles produisent des légumes pour elle et pour la banque alimentaire. Une jolie idée que nous avions découvert à Montpellier en préparant le projet.

BR 31 Dans un square

Au milieu d’un jardin d’enfants, un petit coin de potager pour les enfants. Ceux ci viennent par groupe pendant une vingtaine de semaine et après cela change. Il y aussi des ateliers cuisine à partir des légumes récoltés. Un beau support d’éducation et de sensibilisation pour les enfants citadins.

BR 32 Projet complet

Une escale au jardin-bar-lieu de création De Ceuvel. On discute avec l’un des responsables qui nous accorde quelques minutes malgré la journée « travail collectif » organisée ce jour pour prendre le temps de faire les travaux nécessaire à la maintenance de ce lieu tout jeune qui attire déjà beaucoup ! Lancé début juillet 2014, cet espace est victime de son succès : ses gérants préfèrent prendre le temps de réfléchir aux moyens à mettre en place pour garder l’esprit participatif du lieu tout en le faisant évoluer, sans tomber dans une logique commerciale…

BR 33 Les champignons

Le conteneur du projet Meat the mushroom. Une culture de Shittake sur des copeaux de bois et à terme, des plats cuisinés faits à base de champignons et de riz qui auront la même valeur nutritionnelle que de la viande ! On ne peut vous en dire plus, le concept est en cours de brevetage !

BR 34 Repas

Pour remercier Anke de son accueil nous organisons un repas de chef. Le mari d’Anke, Jennifer et Beatriz (une doctorante espagnole sur les jardins urbains) se joignent au festin. Après un apéritif légumes et sauces (radis, carottes, concombres avec sauce sardine creme fraiche et sauce vinaigrette), c’est tomates et courgettes farcies (viande ou végétariennes) puis salade de fruit, glace et gateau au yaourt. Assorti de plusieurs bouteilles de vin, un chouette repas avec des discussions riches et stimulantes. Nous parlons notamment du voyage que Anke et son mari ont fait en Chine, à vélo.BR 35 Outarde d'Egypte

Une Ouette d’Egypte. C’est en sortant d’Amsterdam que nous voyons plusieurs fois cet oiseau qui arrive à survivre en milieu urbain.

BR 36 Bacsac

Dans une boutique de produits pour le jardinage, à La Haye, nous retrouvons les produits de qualité de l’un de nos sponsors, Bacsac.

BR 37 La haye

Balade avec une artiste à La Haye pour voir un projet qu’elle a réalisé. Quand on entend l’histoire et que l’on apprend que cet endroit était quasi un dépotoir à ordure mal famé il y a une dizaine d’années, on a du mal à y croire. A droite, un nichoir/hotel à insecte expérimental. Idée originale, si tenter que les oiseaux n’aient pas envie de dévorer leurs voisins de palier !

BR 37 Permaculture

Toujours à la Haye, Etienne et Yoann visitent le jardin permaculturel BaarPark. Une belle initiative créée dans un parc entouré par des HLM. Rachelle, la responsable, nous confie néanmoins la difficulté à avoir une bonne dynamique de projet (impliquant les voisins) lorsque celui-ci a été créé sans leur aval, par d’autres personnes : Effet Top-Down VS Bottom-Up.BR 38 Permaculture

 

Visite de ce jardin permaculturel, réelle forêt comestible en croissance.

BR 39 La Haye

Depuis le haut d’un immeuble, une vision en hauteur de La Haye, Den Haag.

BR 40 Fleur et papillon

Une abeille, on s’est pris de passion pour ces petits insectes fragiles qui sont souvent là, à butiner les aromatiques.

BR 41 Mens en tuin

Une discussion au soleil dans le projet Mens en tuins, « les mains dans le jardin ». C’est une sorte de Care Farm en centre ville. Il y a notamment une pépinière qui vend des plants. Suite aux différentes diminutions de subventions, le but est d’augmenter l’autofinancement de la structure. La gérante nous confie que le fait que des handicapé travaillent dans la structure peut bloquer certaines personnes à venir acheter ici, alors que d’autres n’en tiennent pas rigueur et viennent juste car la production est bio.

BR 42 Un ancien député en action

Nous visitons d’un des « edible park » (‘parc comestible’) qui est cultivé en permaculture. C’est un ancien sénateur qui nous fait la visite et nous offre des légumes. Les patates sont petites et peu nombreuses, il nous confie qu’heureusement qu’il ne compte pas que là dessus pour manger. Le mélange des espèces, annuelles et vivaces, herbacées et buissonnantes est notoire. BR 43 Portugal en Hollande

Nous visitons ensuite une autre care farm où chaque parcelle a un nom d’un pays d’Europe. Cela permet de se situer dans le jardin et de répartir les tâches de manière agréable.BR 44 Composteur

Un compost très efficace car il est isolé thermiquement. De la fumée sort à l’ouverture.BR 45 Rotterdamse munt

La serre du rojet Rotterdamse Munt. C’est dans cet endroit que nous discutions avec plusieurs jardinières et avec la responsable du projet. C’est un nid, un cocon au milieu de la ville. Alors qu’il pleut, que l’on est encerclé par les immeubles et stressés par le bruit du trafic sur la route devant la parcelle, on se sent au calme, comme protégés dans cette serre. Les odeurs des plantes aromatiques et le sourire des personnes (retraitées, chomeuses de longue durée, dépressives) magnifient cet endroit.

BR 46 Les huiles

C’est l’épluchage du basilic. Au fond, une gamme d’huile d’olive dans laquelle ont macéré des herbes aromatiques. C’est le niçois de la bande, avec sa passion pour l’huile d’olive, qui se régale.BR 47 BMX

Etienne et Simon profitent d’une toute nouvelle piste de BMX pour faire les fous pendant une petite demi heure. Sensations garanties.BR 48 Jardin sur le toit

Sur un toit de Rotterdam, un magnifique jardin, c’est le projet Dakakker. Nous visitons le toit après avoir bu une tisane immeuble (et non maison . . .), à base de plantes aromatiques et adoucies avec le miel du toit, en attendant que la pluie cesse. Un joli résultat qui occupe le responsable 17 h par semaine.BR 49 sur le toit au milieu des immeubles

Le substrat est de la roche volcanique expansée mélangée avec du compost.

BR 50 Feuille de champagne

La plante « feuille champagne » car le goût des feuille et des fleurs fait l’effet d’un pétillement très intense sur la langue. Comme une remise à zéro, un reset des papilles. Nous avions mangé une fleur sur un tapas à San Sebastian, le restaurateur nous avait dit que cette plante venait du Japon, était rare et que nous ne la retrouverions pas. Mais nous avons croisé un plant au jardin botanique d’Hannovre et là c’est une ligne entière. Nous repartons avec des graines pour semer à la maison. Cette plante pourrait notamment être intéressante lors des dégustations pour faire la remise à zéro entre deux verres ou deux tartines.

BR 51 Le dome cassé

Un très bel exemple de dégradation, nous n’avions encore jamais vu cela. Une partie du plastique de la serre est saccagé. Une partie du matériel est répandu par terre. C’est désolant.

BR 52 Foret comestible

Dans une toute jeune forêt comestible (au premier plan). Alors qu’Etienne et Simon la visitaient avant l’arrivée du jardinier, ils étaient plutôt sceptiques sur l’état de la plantation. Une quantité impressionnante de mauvaises herbes annuelles très développées prenaient le dessus sur tout le reste. Quelle peut bien être la vision du voisinage sur ce genre de pratique ? Le jardinier nous explique que le fait de laisser les mauvaises herbes les premieres années est normal. C’est dans l’idée de fabriquer le maximum de matière organique et de respecter les processus d’évolution écologique qui ont lieu lors de la conversion d’une prairie en forêt. Le fait de laisser ces plantes annuelles permet aussi de concurrencer les arbustes et arbres pour la ressource lumineuse et la ressource en nutriments. Cela va donc obliger les plantes ligneuses à être plus vigoureuses, à developper leur racine et leur partie aérienne de manière rapide. Les forêts comestibles sont un mélange de plein d’espèces, des zones à très faibles intrants et à très fortes récoltes lors de la maturité du système. L’idée est d’optimiser l’utilisation des ressources (eau, soleil, sol, nutriments) et de maximiser la résilience du système (face au climat, aux agresseurs, …) en mélangeant plein de plantes d’espèces différentes. On est bien loin de la monoculture de maïs. . .

BR 53 Moestuin man
Le jardinier (Moestuin man) qui nous a fait visiter la forêt comestible nous emmène ensuite dans une des parties du jardin botanique pour nous montrer.. sa culture de champignons. Ce sont des buches de chênes qui sont inoculées avec une vingtaine de chevilles (type chevilles de meubles) et laissées au repose plus d’un an. Puis lorsque l’on trempe pendant 24 à 48h la bûche dans de l’eau, le mycélium stresse et se met alors à produire des champignons pendant environ 6 semaines. Un nouveau côté de l’agriculture urbaine fort intéressant et surtout, une façon de produire de la valeur ajoutée sans un besoin énorme d’espace.BR 54 Gare du nord

Voici un projet original au coeur de Rotterdam. Au premier plan, le jardin communautaire dans lequel viennent cultiver les habitant environnant. Au fond, un wagon… Restaurant ! Installé il y a quelques mois, ce restaurant biologique végétalien donne directement sur ce jardin et attirent gourmands et curieux. Quelques récoltes du jardin peuvent être utilisées en cuisine (menthe, thym…) mais la majorité provient de maraichers Bio locaux et de magasins biologiques type Biocoop.

BR 54 POllinisation

Parfois, la beauté de la nature peut aussi se passer de commentaire.

BR 55 Récolte moi

Pinar et une autre femme d’origine turque nous accompagnent pour nous montrer un joli projet enclavé entre les immeubles. Où l’on parle de précarité alimentaire. Où l’on apprend que les migrants consomment plus ou moins de légumes en fonction de s’ils étaient auparavant nomades (difficile de faire pousser des légumes en bougeant tous les quinze jours) ou sédentaires. Où l’on s’étonne de voir pour la première fois un projet payer 5 euro par matinée, les enfants qui participent au jardin.

BR 56 Chambre de Rotterdam

 

Notre petit nid douiller à Rotterdam. Encore un superbe accueil grâce au réseau Warmshower. Uu couple qui a eu il y a quatre mois une petite fille. Auparavant ils avaient voyagé en Amérique latine et en Asie.BR 57 Accueil Rotterdam

Avant de repartir, nos hôtes et nous trois.BR 58 Dockwise Vanguard

Le dockwise vanguard. Un bateau complètement surprenant, l’un des plus gros transporteur de colis au monde. Il est capable de transporter une plateforme pétrolière et avait été suggéré (il est submersible en partie) pour remorquer le costa concordia. Un monstre des mers que l’on ne peut voir qu’a Rotterdam, ville portuaire d’excellence.BR 59 Campement à Roosendall

Notre dernier campement aux Pays Bas, à Roosendaal. Après un repas sur les marches de l’église dans le centre de la ville, nous dormons dans un parc en périphérie de la ville.BR 60 renommer

En pleine campagne, après une magnifique chute de Yoann (qui termine dans un buisson avec un grand sourire, sans aucune douleur), un joli hôtel à insecte.BR 61 Anvers, centre du monde

Anvers, centre du monde ? la mairie est très jolie avec tous ces drapeaux. On goûte notre première frite belge. Le petit goût traditionnel, dû à la double cuisson dont l’une est faite dans la graisse de boeuf nous ravi.BR 62 Silence ça pousse

« L’est pas belle cette aubergine ? »BR 63 En plein action

En pleine étude approfondie de la serre du projet De Site à Gand.

BR 64 Projet completSur le terrain de l’initiative De Site à Gand, les habitants du quartier turque se croisent, discutent, entretiennent et récoltent leurs fruits et légumes.

BR 65 Les oiseaux

 

Etienne Le Bideau en envoyé spécial à Gand pour expliquer que 4 nichoirs l’un à côté de l’autre, ça ne sert pas à grand chose.. !BR 66 Les faucheurs

Les faucheurs volontaires sont même présents dans les jardins belges !

 

BR 67 Projet en coursUn nouvel exemple de projet de jardin plutôt éphémère. Sur un ancien site industriel plusieurs projets portés par des citoyens dont un jardin communautaire. Le site va être reconstruit dans quelques années, mais pendant ce temps d’autres projets vont prendre racine sur le lieu. Nous nous étonnons de la motivation que met cet homme dans son projet de jardin alors qu’il sera surement détruit dans quelques temps. Il a cependant d’autres projets plus pérennes dans d’autres espaces dans la ville.

BR 68 La serre en bouteille

Une très jolie serre fabriquée en bouteilles plastiques. A part le fait qu’elle se soit envolé une fois, une très jolie réalisation ! Un très beau mix avec les caisses vertes dans lesquelles poussent les légumes.BR 69 Eric

Nous roulons un peu avec Eric qui nous a accueilli deux nuits à Gand. Lui, part au travail et nous, allons nous balader en centre ville et petit déjeuner dans le centre ville. On retiendra le superbe moules frites très bien organisé lors de son accueil. En effet, Yoann a été acheté les frites à la baraque et a envoyé un sms quand il avait réceptionné la commande pour que l’on lance la cuisson des moules et que tout arrive à point, en même temps.

CO 1 La récolte du jardin d'Uccle

Notre arrivée à Bruxelles commence par une rencontre dans un jardin à Uccle. La belle récolte est visible sur la table et tous les jardiniers sont là pour nous accueillir et discuter. Nous discutons du jardin, de l’échange entre les jardiniers et du problème de pollution des sols. Nous apprenons notamment l’existence de la possibilité de dépolluer les sols avec les « efficient microorganism », nous ne connaissions pas encore cette pratique. Nous nous intéressons à cette pratique et allons suivre les résultats de l’expérimentation que mènent les jardiniers d’Uccle.CO 2 Au bord de la voie de chemin de fer

Le jardin d’Etterbeek. Grâce à Christophe qui nous a accueilli par le biais du réseau Warmshower. Coincé entre la voie ferrée et une barre d’immeuble type HLM, un jardin communautaire multifonctionnel s’étend côté gauche (jardin potager + verger conservatoire + rucher + marre). Côté droit, une exploitation maraichère urbaine occupe cet espace urbain interstitiel. Celle-ci forme des apprentis maraicher en plus de produire des aliments vendus en panier et en épicerie solidaire du quartier. Ce beau projet est orchestré par la municipalité de la commune d’Etterbeek et nous est présenté par les deux femmes travaillant au le service développement durable.CO 3 Formations maraicheres

Toujours au même endroit, côté droit, une exploitation maraichère urbaine occupe cet espace urbain interstitiel. Celle-ci forme des apprentis maraicher en plus de produire des aliments vendus en panier et en épicerie solidaire du quartier. Ce beau projet est orchestré par la municipalité de la commune d’Etterbeek et nous est présenté par les deux femmes travaillant au le service développement durable.

CO 4 Le chant des cailles

Nous continuons notre première journée bruxelloise et découvrons le Champs de Cailles, une nouvelle AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) soit CSA (Community Supported Agriculture) en anglais, ou GASAP (Groupes d’achats solidaires de l’agriculture paysanne) en belge. Cette ferme urbaine du quartier de Boisfort fonctionne grâce à la coordination de 6 responsables pluri-actifs. Les membres-clients paient un cotisation et peuvent alors venir récolter aux-même leurs légumes, sur place ! Les drapeaux de couleurs indiquent s’il est possible ou non de récolter les fruits et légumes présents à leur niveau.

CO 5 Centre écologie urbaine

La journée se termine avec la découverte du Centre d’Ecologie urbaine de Bruxelles. Un collectif l’anime. Il fait office de plate-forme de réflexion et de création de projet de verdissement écologique de la ville en tentant de créer l’émulation sur le sujet et de réunir les acteurs du développement urbain ensemble, autour de la même table.

CO 6 Le début des haricots

Le lendemain, Yoann et Etienne visitent la ferme urbaine du Début des Haricot (une association bien connue à Bruxelles qui promeut l’agriculture urbaine via le lancement de plusieurs projets : leur site ici ).

CO 7 Prommata

Cette ferme alimente quelques AMAP (GASAP locales) et forme d’apprentis maraichers. C’est la seconde fois que nous rencontrons cette fonction à Bruxelles… Une vocation supplémentaire à l’agriculture urbaine ? Ci-dessus, une cassine. C’est un outil de travail du sol modifiable, utilisé en traction animale. Car en plus des fruits et légumes produits ici, quelques ânes sont élevés et un petit vient d’y naître !

CO 8 Urban farm, sur un toit

Yoann rejoint Simon en ville pour une visite d’un toit végétal privé, le projet Urban Farm, mis en place par une femme habitant à l’avant dernier étage de l’immeuble. Parfois les apparences sont trompeuses, mais nous sommes bien au sommet d’un immeuble ici, en plein centre ville !

CO 9 Les ruches artistiques

Cette artiste-scientifique s’intéresse aussi aux abeilles et à leur comportement. Elle a installé des caméras dans les ruches pour mieux les étudier…!

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Pendant ce temps, Etienne visite le village de Haren situé à la périphérie nord-est de Bruxelles. Haren est aujourd’hui en pleine effervescence suite à l’annonce de la construction de la plus grande prison d’Europe sur les terres agricoles de ce village qui souhaite conserver son aspect rural au frontières de la capitale. Le comité de quartier redynamisé lance des projets de création de jardins partagé, d’installation agricole, de sentiers découverte « nature en ville »… Et à cela s’ajoute un grand mouvement de plantation de patates en lieu et place du futur complexe carcéral.

CO 11 Ferme de Maximilien

En centre ville, Yoann et Simon continuent leurs découvertes. Ci-dessus, c’est la ferme de Maximilien. L’un des objectifs de la Ferme est de sensibiliser petits et grands à la protection de l’environnement et à leurs impacts sur la société afin d’amener chacun vers une réflexion active et responsable .

 

CO 12 Une courge qui cherche à s'échapper

Nous quittons Christophe pour un autre logement plus à l’Est de Bruxelles. En guise d’au revoir, il nous montre le jardin communautaire auquel il participe avec 5 autres membres. Chacun met 10€ de sa poche, le terrain est gracieusement prêté par la mairie, et celle-ci fournie des « subsides » annuelles (subvention) de 2500€ dans la cadre de l’appel à projet « Potager collectifs » qui, par conséquent, parsèment la capitale belge.

CO 13 Jardin Majorelle

Nous arrivons chez Maëlle et Jonathan, un jeune couple qui nous accueille pour nos 3 derniers jours à Bruxelles. Yoann va visiter seul le jardin Majorelle, amoureusement entretenu par son responsable ci-dessus (il coupe quelques feuilles de menthe pour servir le thé au invités !).

 

CO 14 Nichoirs belges

Dans ce jardin, 3 nichoirs les uns à côté des autres… Feraient-ils la même erreur qu’à Gand (cf quelques photos au dessus) ? Hé non ! C’était à l’occasion de la victoire de foot allemande que ces nichoirs ont été peints et regroupés ainsi. Ils reprendront rapidement leurs places respectives dans le jardin pour  permettre aux oiseaux de nicher convenablement sans provoquer de trop grande compétition inter-couple !

CO 15 Dégustation de patates

Tous ensemble cette fois-ci, nous sommes reçu au jardin communautaire du quartier Neptune pour une dégustation des anciennes variétés patates cultivées dans celui-ci. Une ambiance sympathique et beaucoup d’entrain dans ce groupe multi générationnel qui nous guide ensuite vers le jardin du carré Tillen…

CO 16 Le carré tillens

Nous y voilà. Un ancien jardin « ouvrier » à vocation très productive qui s’est progressivement transformé en jardin toujours productif mais à dimension plus pédagogique. Il y a quelques années à cause d’une trop forte pollution du sol, la municipalité a dû isoler les 30 premiers centimètres de sols avec un géotextile et le recouvrir d’un autre sol un peu trop argileux…

CO 17 Edible Incredible

André, un des membres du groupe, nous amène jusque chez lui. Il entretient un bac de culture de nourriture à partager devant sa porte d’entrée : c’est une des premières installations du type des Incroyables Comestibles que nous rencontrons durant le voyage !

CO 18 UN infirmier jardinier

La journée agro-urbaine se poursuit avec la visite de l’hôpital psychiatrique situé à côté de « l’altitude 100 », une place au point culminant de Bruxelles. Les employés de l’hôpital ont installé quelques bacs de culture desquels les patients s’occupent au quotidien, quand il le souhaitent de façon assez autonome. En saison, un jour par semaine, Moussa (ci-dessus) prépare une salade à partir des productions du jardin qui est ensuite partagée entre patient et équipe médicale.

CO 19 Une infirmiere jardiniere

Danielle forme avec Moussa l’équipe encadrante du projet jardin. Leur accueil très chaleureux et leur témoignage original nous laisseront un souvenir fort.

CO 20 Jardinage thérapeutique

Sur la gauche, les 3 bacs de culture en question.

CO 21 Une serre brûlée

Nous terminons cette journée d’enquête avec Frédéric qui est responsable de la coopérative Vert d’Iris dont l’objectif est la création d’emploi à Bruxelles pour une alimentation socialement et écologiquement responsable. Cet ancien de l’ENSAM (aujourd’hui plus connue sous le nom de Montpellier SupAgro) a construit sa coopérative dans le but d’être autonome financièrement pour éviter de voir son fonctionnement soumis au subvention municipales. Nous visitons plusieurs projets issus de Vert d’Iris : aquaponie, hydroponie, vergers et bacs… La coopérative possède aussi 37 ares de terres maraichères. Le moins opérationnel des projets est sans conteste ce jardin familial vandalisé il y a peu. Les difficulté à gérer ce panel de projet a conduit à une diminution du dynamisme de ce jardin, dont l’effectif à peu à peu baissé jusqu’à être laissé à l’abandon…

Ce lieu pourtant bien aménagé nous évoque une certaine désolation, une tristesse, un échec. Nous revenons alors sur la discussion importante de la création du projet de son appropriation par les habitant du quartier pour assurer sa perennité. Peut-on vraiment lancer un projet qui nécessite l’appui communautaire sans avoir consulté la communauté au préalable ? Ou pourquoi privilégier le Bottom-Up plutôt que le Top-Down dans le processus de création du projet, quel qu’il soit.

CO 22 Flower carpet

Le soir, après 4 jours passés en ville, nous visitons enfin le centre historique ! Par chance, ces jours-ci le tapis de fleur recouvre la Grand place de la capitale !

CO 23 La fine équipe

Nous rejoignons Margot, Hugo, Maëlle et Charlotte pour une soirée sympathique entre copain français. Nous nous rendrons compte le lendemain de la chance que nous avons (à cette heure tardive) d’avoir le Manneken-pis pour nous tout seuls (d’ordinaire pris d’assaut par les touriste quelque soit l’heure en journée) !

CO 24 Namur

Départ de Bruxelles, Sud toute ! Nous traversons rapidement la belle ville de Namur. Des façades anciennes, la Meuse, un château verdoyant, et des rives bucoliques.

CO 25 L'abbaye Leffe

Nous passons par Dinant, juste à côté de Leffe. Ci-dessus, c’est l’abbaye (au clocher reconnaissable sur le logo) dans laquelle a vraisemblablement été créée cette fameuse bière « aujourd’hui au main des français » s’esclaffe un belge local légèrement rancunnier ! La bière est toujours bien Belge. Seule L’abbaye est occupée par un ordre religieux chassé de France début 1900.CO 26 Dernire frite

Nos derniers pas dans le pays de la frite ne se feront pas sans un dernier détour par la friterie !

CO 27 Au bord de la Meuse

Cela faisait bien longtemps qu’on avait pas planté la tente ! En bord de Meuse à la frontière française, on se met tous ensemble au tri des 15 000 photos de notre voyage qui s’achève bientôt…

CO 28 La Meuse

Un dernier regard sur la Belgique qui nous tire sa révérence avec de magnifiques paysages de fond de vallée et une lumière parfaite.

CO 29 Charleville dans la brume

Retour en France ! La transition est brutale : à peine la frontière passée, nous sortons l’équipement de pluie et franchissons un col inattendu. Les Ardennes, c’est Hard & Wet ! Après 80km de route, nous arrivons chez Marion, une amie qui habite Charleville-Mézières. Nous y restons 2 nuits pour prendre le temps nécessaire au tri des photos pour l’exposition à venir fin 2014.

CO 30 Petit déjeuner d'anniversaire

Le 20 août, Yoann a 23 ans ! Un petit déjeuner digne de ce nom l’attend au réveil. Le soir, après plusieurs heures de travail acharné, on s’offre un restaurant en ville avec Marion !

CO 31 Joli paysage en repartant de Charleville

Départ de Charleville, les nuages nous dévoilent peu à peu le beau paysage agricole des Ardennes.

CO 32 Changement des patins de frein

Mais attention, les Ardennes ce n’est pas tout plat ! Pause technique pour changer les patins de frein d’Etienne et de Simon avant une descente pentue. Malrgé les difficultés à attaquer chaque montée, c’est un vrai plaisir de retrouver du relief après environ 2 mois sans en avoir eu (depuis Cracovie environ !) . Le midi, une famille nous offre le repas dans un village entre Charlevilles et Verzy. En France aussi, l’accueil est chaleureux !

CO 33 Les faux de Verzy

Nous passons non loin de Reims et évitons la ville par le Sud est en traversant Verzy, premier village dans la bassin de production de Champagne. En plus de son intérêt oenologique, Verzy est bien connu pour sa forêt qui abrite d’étranges arbres biscornus : des hêtres dit tortillards au développement rarissime. On les appelle les Faux de Verzy. En voici un qui qui s’enroule autour d’un arbre plus classique…

CO 34 Ferme de veruelle

Nous faisons étape juste après la forêt, dans une sorte de ferme pédagogique qui vient de fermer. Pour cause : les conditions d’accueil des enfants n’étaient pas aux normes ! On comprend (un peu) pourquoi quand on traverse cette grande et vieille ferme peu entretenue mais dans laquelle cohabitent gaiement à peu près tous les animaux de la basse-cour. Nous plantons la tente juste derrière, à côté de campeurs anglais et sommes entourés par les ânes qui brairont en guise de réveil matin.CO 35 Etienne en champagneAvant dernière journée sur la route, et dernière journée pleine. On découvre avec joie les paysages de champagne.

 

CO 36 Vignobles champenois

Combien pour le tout ? Dans ce paysage, les vignes sont parfois segmentée en de très petites parcelles… On comprend pourquoi quand on sait qu’un hectare se vend à environ 1 millions d’euros ! On remarque aussi que la majorité des coteaux sont orienté plein Est pour permettre aux vignes de profiter des premiers rayons du soleil et éviter ainsi la gelée matinale qui l’endommagerait fortement.

Le saviez-vous ? Le champagne est produit à partir de raisin… Rouge ! Pour en savoir plus sur le champagne, on ne saura mieux faire que de vous conseiller cette vidéo, qui fait désormais référence pour de nombreux scientifiques (en herbe)!

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On s’éloigne peu à peu de la zone Champagne pour retrouver des paysages céréaliers du sud ouest de la Marne. Plein Ouest, le vent nous souffle dans le nez mais le soleil est avec nous.

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Élément central de notre voyage, les animaux écrasés sur la route ! Nous n’avons fait que très peu de photos de ceux-ci alors même que leur diversité et leur nombre nous étonne, et que ces carcasses tristes et puantes ont vraiment rythmé notre quotidien.

Il n’est certainement pas de meilleur moyen que de voyager à vélo pour se rendre compte de la dangerosité de la route pour les animaux : lapins, chats, chiens, oiseaux en tous genres (petits & grands), blaireaux, vers, sangliers, écureuils, escargots & limaces (!), salamandres, hérissons, crapauds, et la liste est longue…

 

 

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Après une pause à Coulommiers, nous plantons Tortuga pour une dernière nuit à côté de Guérard, à environ 50km à l’Est de Paris. La pluie s’invite à notre dernier repas seuls ensemble, qui se terminera donc sous la tente ! IMG_3814

12 083 km plus loin, 230 jours après, 19 872 000 secondes plus tard, nous arrivons à Paris ! Il est déjà loin le temps du départ et de notre première journée…

La boucle est bouclée, nous terminons cet Arc de vie ensemble en Triomphe, dans une émotion particulière qui reste assez difficile à exprimer.

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Devant la tour Eiffel parce que quand même !

Juste apès cette photo, nous filons au jardin des plantes ou familles et amis nous attendent pour un pique nique retrouvailles avant de prendre le RER direction Malesherbes…

Ca y est, la seconde partie (phase itinérante) du projet Agrovélocités touche à sa fin. Mais c’est déjà le début de la troisième : la phase de diffusion, qui s’étendra d’aujourd’hui jusqu’au jour où nous penserons avoir réussi à suffisamment diffuser notre vision de la diversité de l’agriculture urbaine européenne, construite de toute pièce par toute cette richesse que nous a confié une multitude de personnes et de belles rencontres ces 8 derniers mois.

Merci à eux, merci à nos chaleureux hôtes, et merci à vous pour nous avoir suivi dans cette aventure :)

 

 

 

 

2 thoughts on “11 000 – 12 083 km

  1. Luc Sarlet dit :

    En premier lieu, bravo et merci pour ce beau récit de voyage. Une petite précision néanmoins au sujet de Leffe. La bière est toujours bien Belge. Seule L’abbaye est occupée par un ordre religieux chassé de France début 1900.
    http://www.dinant.be/patrimoine/sites/abbaye-de-leffe
    :-)

  2. PLUMET dit :

    TOUT À FAIT PASSIONNANT votre récit (attention il y a beaucoup d’énormes fautes de Français ! protégeons aussi notre langue !). J’ai été co-fondateur de la première ferme pédagogique urbaine de Rhône-Alpes (5000 enfants reçus par an dans la proche banlieue de Grenoble) et je me dis que toute notre expérience aurait méritée d’être couchée sur le papier.
    Bonne continuation de votre parcours à et hors vélo ! (40mn de vélo par jour pour aller au travail pendant 27 ans en ce qui me concerne).

    ps:ex de faute: « si tenter que les oiseaux n’aient pas envie de dévorer le… » c’est: si tant est !!!…

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