Céret : j’ai la patate, pour une ville en transition

mars 27, 2014 dans Pédagogie par Agrovélocités

Le samedi 8 mars 2014 projet j’ai la patate, marché de Céret, Pyrénéees Orientales.

le stand

Le stand de j’ai la patate, projet crée par Céret en transitiontitre j'ai la patate le sac retroussé le flyer____________________________

C’est au détour du marché de Ceret que nous faisons la rencontre d’un collectif citoyen porteur d’une initiative encore inconnue à nos yeux : « J’ai la patate ! »

titre j'ai la patateDisponible ! La fiche technique sur J’ai la patate de Céret en transition 

titre j'ai la patate

 

J’ai la patate, un titre évocateur du dynamisme de cette initiative !

le flyerL’initiative portée par le collectif « Ceret en transition » consiste à fournir une pomme de terre à toutes les personnes qui le souhaitent lors de deux journées de marché début mars. Ces personnes emportent chez elle la patate pour qu’elle la cultive et pour partager la récolte lors d’un grand repas avec l’ensemble des participants (qui ont la patate !). Il est proposé aux participants de faire pousser leur patate dans un sac de terreau retroussé et de remplir d’une alternance de terre et de mulch au fur et à mesure de la croissance de la plante (technique de la butée réadaptée).

le sac retroussé

Le repas final sera réalisé avec l’aide d’un chef cuisinier dans une ambiance similaire aux émissions de type Top chef. Le repas sera partagé avec l’ensemble des participants pour un moment convivial.

L’idée de ce projet est de faire du lien entre des personnes autour d’un même objectif : cultiver sa patate. Les participants sont amenés à se rendre compte de la difficulté et des enjeux de faire pousser soi-même ses légumes. Afin de créer du lien entre les habitants, les participants sont mis en contact grâce à une mail-liste commune où ils peuvent communiquer et se donner des nouvelles de leurs patates : photos, commentaires, questions.

Cette initiative est le début d’un projet de plus grande ampleur avec notamment la création d’une Association de Maintien de l’Agriculture Paysanne (AMAP), différents projets portés par le collectif Céret en transition.

le flyer

 Pour plus d’information : ceret@transition.cat & Jerome 0681560012 & Simon 0604501156

 

 

 

 

 

 

Emaus et BBK : Bioeskola, la réinsertion par l’activité agricole !

mars 27, 2014 dans Lien social par Agrovélocités

A Bilbao le 16 janvier 2014

Emaus et BBK : Bioeskola,

la réinsertion par l’activité agricole !carte Bio Eskola

Article Bioeskola disponible en pdf !

 

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Nous arrivons sur place : une exploitation maraichère difficile à trouver en périphérie du parc technologique de Zamudio. Ce projet mis en place entre mars et juin 2013 s’est créé grâce à 3 acteurs fondamentaux :

  • l’association Emaus est à la co-initiative du projet, dont l’objectif de réinsertions des personnes marginales rentre dans le cadre de ceux fixés dans ses statuts
  • la fondation de la banque BBK a co-créé ce projet avec Emaus. BBK finance la majeure partie des infrastructures dans le cadre de ses œuvres sociales.
  • le parc technologique de Zamudio fournit les terrains dans le cadre de sa responsabilité sociale et environnementale.

« C’est nouveau en Espagne, il n’y a pas d’autre endroit où ça se fait… comme  ça ! ». Cette exploitation maraichère proche de Bilbao alimente les employés du parc technologique en produits BIO sous la forme de paniers hebdomadaires. Ces fruits et légumes sont produits grâce à la main d’œuvre de personnes issues de milieux difficiles divers (maladie psychiatrique, sans domicile fixe, alcooliques et dépendants), bien souvent en situation d’exclusion sociale. L’objectif du projet est donc double : redonner à ces personnes un véritable statut social de travailleur et favoriser l’alimentation saine, locale, et en vente directe dans l’environnement urbain proche de l’exploitation. Nous nous intéressons particulièrement à ce premier, décrit comme le point le plus important et le plus innovant du projet : la réinsertion sociale par l’activité agricole.

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L’exploitation vue de son point le plus haut

 

Pourquoi l’agriculture comme moyen d’insertion, et comment ?

Être à l’aire libre, dans le silence, se retrouver face à soi même et aux éléments climatiques : c’est ce que permet le travail en agriculture. Cela induit l’humilité face au vivant, la prise en compte des plantes et des soins dont elles ont besoin, et l’acceptation de l’échec possible lors de la culture. Ce travail est très différent d’une vie en usine.

Durant deux ans maximum, les ouvriers-patients se forment aux pratiques de l’agriculture biologique pour leur permettre de trouver un emploi. Ils reçoivent une réelle formation théorique et pratique, qui peut même les mener à l’obtention de diplômes (ex : certificat d’utilisation de produits phytosanitaires). La production vendue sous la forme de paniers hebdomadaires à la sortie des entreprises le vendredi joue un rôle important dans la thérapie de ces personnes : la reconnaissance du client est essentielle dans le processus de soin. Un autre point de retrait existe dans le centre de Bilbao et les paniers sont actuellement vendus à 10 euros l’unité, comprenant fruits et légumes de saison.

L’emploi du temps des travailleurs se repartit dans la journée de 9h à 13h et/ou 14h à 18h  avec un repas commun à 13h. Cet emploi du temps est aménagé en fonction des besoins des travailleurs. Bien que les personnes travaillant à la ferme soient dans une démarche volontaire, ils s’engagent à venir d’eux-mêmes tous les jours. Pour le moment aucune personne n’a manqué à ses obligations malgré les intempéries.

 

Et pourquoi l’agriculture biologique (AB) ?

Il a été choisi de pratiquer une agriculture biologique sur ces parcelles pour plusieurs raisons :

  • la philosophie de l’AB (respect de l’environnement et mise en parallèle avec le besoin de ces personnes de réapprendre à se respecter et à respecter l’autre
  • Donner une plus grande autonomie (ce qui évite le paternalisme) aux travailleurs qui évoluent dans un milieu sans aucune pratique dangereuse pour la santé.

Au-delà du cahier des charges de l’AB, de nombreuses pratiques sont misent en place pour respecter au maximum l’environnement et la philosophie de la structure : association de cultures, drainage ouvert (fossé) pour favoriser la faune et la flore, implantation de bandes florales. Un véritable bagage technique est apporté aux travailleurs grâce à la pratique de l’AB : les rotations de cultures, la prévention pour la gestion des adventices et des ravageurs, les associations de plantes et l’attention portée au sol.

 

Qui gère tout ça ?

Ces éléments de compréhension nous sont comptés par Mikel et Irama, encadrants du projet sur l’exploitation. Mikel, ancien agriculteur, est le responsable technique de la production agricole et du terrain. Passionné d’agriculture, il expérimente diverses productions écologiques et utilise la nature à bon escient grâce à un bon bagage technique qui lui permet d’aborder les difficultés de la gestion d’une exploitation maraichère « pas à pas». Irama, employée d’Emaus en tant que travailleuse sociale, se charge de l’accompagnement social, du recrutement, du suivi quotidien (bilans réguliers avec les travailleurs sur leurs questions, leur progression, leurs objectifs, que ceux-ci soient personnels ou professionnels, gestion des conflits) et de la logistique (coordination avec l’hôpital psychiatrique proche et avec les autres structures du projet). Ces deux encadrants sont aidés par deux ouvriers agricoles qui travaillent en permanence avec eux et ont en charge la logistique de cette véritable exploitation agricole. Cette équipe multidisciplinaire au fonctionnement convivial permet des interactions privilégiées au sein de la structure. L’ensemble des infrastructures sont cependant facilement démontables dans le cas où le Parc technologique voudrait récupérer ses terrains.

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Mikel (à droite) dans le bâtiment de stockage

Plus techniquement…

Les parcelles, en pente légère ont un sol très argileux, compacté et à faible teneur en potasse. Très peu drainant, la mise en place d’un système de drainage a été nécessaire. Ces terrains n’ont pas été cultivé depuis 40 ans, seules des vaches y pâturaient.  La parcelle bénéficie d’un climat doux grâce à la proximité de la mer. Un système d’irrigation enterré avec récupération des eaux de pluie est en place ainsi que 4 serres, un bâtiment pour le matériel et la préparation des paniers  et un bâtiment sanitaire. La parcelle est divisée en 3 sous-parcelles correspondant aux rotations de cultures : légumineuses, crucifères, jachères, solanacées. Des rotations de 3 ans par famille de culture sont effectuées. Le travail du sol nécessite 3 sous solage pour casser les mottes et décompacter l’argile. La fertilisation est assurée avec du patenkali et de la mélasse de betterave, et le compost est réalisé avec ajout de lombrics de Californie.

 

 

Quels sont les effets obtenus et dans quels domaines ?

La production biologique sur cet espace tend vers la création d’un écosystème qui se veut en adéquation avec la nature environnante, notamment avec le ruisseau et les haies en contrebas.

La vente des paniers, en plus de ses avantages thérapeutiques pour les travailleurs, plait particulièrement aux employés du parc technologique qui y trouvent l’opportunité de s’alimenter plus durablement tout en contribuant à un projet : « Pour les consommateurs, relativement riches, c’est comme payer une cotisation à greenpeace tout en ayant directement un panier de légumes en échange ».

Après 6 mois de fonctionnement, il est cependant difficile de faire le point sur l’évolution « sociale » des ouvriers-patients, mais le bilan est positif dans la mesure où aucun problème n’est détecté et que ceux-ci sont très contents de venir travailler chaque jour.

 

Des problèmes, difficultés rencontrées ?

Les principaux problèmes rencontrés sont relatifs à la production en elle-même : la productivité n’est pas maximale. Le terrain n’est pas le plus propice à la production maraichère étant donné sa très forte quantité d’argile qui engendre un compaction délicate à gérer pour conserver un sol favorable à la croissance végétale, notamment lors d’épisodes pluvieux importants.

A terme le projet souhaite produire ses propres semences au fil des générations, mais pour l’instant l’achat de semences paysannes locales induit de faibles rendements dus à la faible variabilité génétique de ces semences : « Nous allons faire nos semences petits à petits mais les semences locales du marché étant parfois dégénérées, je préfère d’abord assurer la production ».

A ces deux critère s’ajoutent celui d’une main d’œuvre particulière, en plein apprentissage et à présence variable. Le potentiel en termes de travail est améliorable.

On dénote aussi quelques remarques des voisins considérant l’apparition de « malades mentaux » dans la parcelle d’à côté comme dangereuse. Aucun incident, même mineur n’est cependant à déplorer…

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Irama et une stagiaire, entre bâtiment et parcelle

 

Quels enseignements tirer ?

Face à ces difficultés de travail, le principal enseignement mis en application par Mikel est le pragmatisme dans la nécessaire production agricole. Celui-ci, tout en restant dans une production biologique, n’hésite pas à prendre des mesures en faveur d’une bonne production quitte à ne pas toujours être en totale adéquation avec ce qu’il aimerait pouvoir mettre en place. Il utilise donc des semences classiques, un tracteur et des bâches plastiques dont il pourrait se passer dans un projet de vie individuel.

 

La voie à suivre

A terme la ferme Bio Eskola souhaite augmenter la production ce qui permettra de faire plus de paniers de plus grosse taille et engendrera une augmentation de son prix. L’objectif actuel : atteindre 200 paniers produits en juin. Selon Mikel, la production ne pourra pas dépasser 250 paniers aux vues de l’historique de production régionale.

Malgré les aides reçues lors de sa création et actuellement pour son fonctionnement, le projet veut augmenter sa part d’autofinancement par la vente des produits agricoles (80% contre 20% venant des subventions).

Pour l’avenir, Mikel veut consolider la production maraichère puis envisage la culture de champignons, ainsi que la mise en place d’un poulailler de 400 têtes pour produire des œufs. Il aimerait se pourvoir d’un âne pour remplacer le tracteur par la traction animale, tout en conservant le même espace : « je ne veux pas agrandir, il ne faut pas que le projet ne perde sa vocation initiale et je préfère que les gens s’installent tout seul »

 

En sortant de Madrid, un élevage de vaches laitières, des parcelles de maraîchage puis un grand jardin familial.

mars 27, 2014 dans Alimentation par Agrovélocités

Mardi 25 février,

En sortant de Madrid (à côté du périphérique de Coslada), un élevage de vaches laitières, des parcelles en maraîchage et céréaliculture et des jardins familiaux (au centre d’éducation environnemental de Henares).

 Disponible ! La fiche technique « En sortant de Madrid, trois situations différentes… ! 

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Nous vous présentons conjointement ces trois lieux car situés dans une même zone de Madrid, ils ont des caractéristiques totalement différentes.

Nous sortons de Madrid, nous sommes plus précisément sur le périphérique passant autour de Coslada lorsque nous voyons un élevage de vaches laitières.

L’ouvrier agricole avec qui nous parlons nous apprend qu’il y a 142 vaches laitières (des prim’Holstein) auxquelles il faut ajouter « la suite » (i.e les veaux et génisses, soit environ 250 animaux en tout).

vaches et avions

Vaches et avion

Nous arrivons ensuite à discuter avec le propriétaire de la ferme, qui nous dit à plusieurs reprises que les animaux souffrent de leur situation, ce qui confirme ce que nous voyons, les animaux sont en mauvais état dans une parcelle pleine de boue. L’agriculteur a acheté les terrains il y a plus d’une quarantaine d’années, et a été exproprié en 2005 par la mairie qui voulait faire à cet endroit un parc. Toutefois, n’ayant toujours pas reçu d’argent, il est toujours là, même « s’il préfèrerait qu’on le paye pour aller recommencer tout ailleurs ». A cause de cette expropriation, il ne peut pas faire de nouveau bâtiment, comme une nouvelle stabulation qui permettrait d’avoir une situation plus propre (il nous explique que la France avec ses nombreux petits élevages est en retard, alors qu’en Espagne il est possible de faire des élevages à 500 vaches en stabulation). Pour avoir un peu d’argent, ne pouvant demander de subventions pour des constructions, il a demandé des subventions pour un nouveau tracteur.

vaches en mauvais état

Une parcelle en mauvais état

Nous lui demandons de nous parler de l’évolution du paysage, il nous explique qu’auparavant, il n’y avait aucune construction à proximité ! Alors que maintenant il est à proximité d’un pôle multisport, qui pose visiblement problème (bruit le week end) et comme nous pouvons le constater, l’exploitation est encerclée de routes et les avions passent juste au-dessus, ce qui peut d’ailleurs expliquer l’absence d’urbanisation. Il ne voit pas d’intérêt à des systèmes de vente type circuit court, il vend actuellement sa production laitière à une entreprise qui fait du fromage industriel. Il nous répètera à plusieurs reprises que sa situation n’est pas favorable, qu’il travaille beaucoup et ne gagne pas grand-chose, il a toutefois deux employés.

Nb : « L’impossibilité de moderniser mon exploitation c’est comme si vous ne pouviez pas changer les freins et les vitesses sur votre vélo, vous n’iriez pas bien loin ! »

vaches devant urbain

Devant l’urbain, des vaches laitières prim’Holstein

culture maraichères

Une parcelle maraîchère bien entretenue

Nous voyons juste à côté un ensemble de parcelles de cultures maraichères entourées de parcelles de blé avec une infrastructure permettant un arrosage gravitaire, des gens sont en train de travailler, nous allons voir.

Après avoir franchi un portail et parcouru un chemin qui longe un cours d’eau, nous pénétrons vers un des cabanons.

Nous engageons la discussion avec un propriétaire en train de désherber, assez froidement il nous dit « je ne peux pas vous parler d’agriculture, je n’y connais rien moi, il faut aller voir les deux hommes à côté ». Nous arrivons tout de même à savoir que cet homme fait seulement du jardin pour sa famille. Dans le but de ne pas avoir à venir s’occuper trop souvent de sa parcelle, il ne met par exemple pas de tomate (qui oblige à venir tous les jours), mais privilégie les patates, les fèves… qu’il est d’ailleurs en train de désherber. Sur son terrain (qu’il a acheté il y a plus d’une vingtaine d’année) il y a aussi des fruitiers : des figuiers et de la vigne.

cabanons

Les cabanons au milieu des parcelles


Il nous dit qu’il achète le reste de son alimentation au supermarché ou au marché.

Sur ces recommandations et pour en savoir plus nous allons voir les deux hommes qui travaillaient sur la parcelle d’à côté.

chassis et canal gravitaire

Un support de chassis à côté d’un canal d’irrigation gravitaire

Au moment où nous arrivons, les deux hommes sont en train de se changer, ils sont sur le départ et ne parlent pas beaucoup. Nous arrivons tout de même à savoir qu’ils font beaucoup de légumes, qu’ils vendent sur le marché. L’un des deux semble être le responsable et l’autre un ami. Pendant qu’ils nous parlent, nous voyons dans leur local beaucoup de pesticides, ce qui concorde avec leur propos « on ne peut pas ne pas mettre de produit même si c’est de la très bonne terre ». Le propriétaire possède une partie du blé visible autour des parcelles de maraîchage, il le vend à une coopérative qui en fait de la farine. « Le responsable » nous apprend qu’ils ont toujours été propriétaires, le grand père ayant acheté il y a cinquante ans. Enfin, c’est cet homme qui gère les tours et le réseau pour l’arrosage gravitaire.

Un peu plus loin, deux hommes sont en train de faire des cuvettes autour d’arbres fruitiers, nous nous séparons, Simon va les voir pendant qu’Etienne et Yoann discutent avec deux autres hommes.

Les deux cousins, qui s’activent autour des fruitiers sont au chômage : l’un était dans le domaine du bâtiment et l’autre trapéziste. Ils ont décidé de se mettre à travailler ces plus de 1000 m² pour la production familiale « et pour vendre si ça marche bien ». Le terrain appartenant à leur grands parents, leur grand-mère encore vivante leur donne des conseils, eux qui déclarent ne savoir qu’un peu cultiver la terre, d’après ce qu’ils ont vu étant petits.

Avec un motoculteur et une débroussailleuse ils ont déjà remis en culture cette année une bonne partie du sol. Ils ont planté des oliviers, des cerisiers et des amandiers. Ils veulent aussi installer des poules pour avoir des œufs et qu’elles mangent les ravageurs type vers, en plus des chats qui sont là « pour chasser les taupes »

Ils sont très intéressés lorsqu’ils apprennent l’existence du Red de huertos urbanos, notamment pour les aspects techniques, sur lesquels ils souhaitent vraiment s’améliorer. Toutefois, si le Red de Huertos n’a pas normalement de lien avec les jardins à buts lucratifs, on peut imaginer que des échanges aient lieu, dans le but commun d’augmenter la sécurité alimentaire locale de la ville. Au niveau du contexte, nous apprenons que les terrains à côté sont à leur grand oncles/tantes (ils sont plus ou moins en friches). A la question qu’est-ce qui vous à donner envie de faire ça ils répondent : « s’occuper, profiter de ce terrain et le maintenir en état, payer moins cher les légumes et manger des légumes qui ne sont pas juste de l’eau et des produits ».

Pendant ce temps, Etienne et Yoann discutent avec deux autres hommes

tuyaux arrosage gravitaire

Les tuyaux reliant les canaux d’irrigation gravitaire

Leur terrain (qui leur a été offert il y a 7 ans) n’est pas énorme mais cela suffit pour produire pour eux, famille et amis. Possédant comme les autres parcelles un système d’irrigation gravitaire, ces deux jardiniers cultivent de nombreuses espèces. Un des deux hommes à un fils qui fait de la foresterie à Nancy, de plus ils nous indiquent un autre jardin, (voir ci-dessous). Nous repartons en même temps qu’eux car ce sont les derniers et ils doivent fermer le portail (avec une clef commune), les liens entre les jardiniers ne semblent pas allez plus loin.

Nous prenons la route M205 et passons au-dessus de la M 50, nous tournons alors à droite et passons devant une immense réserve d’essence. Nous pénétrons alors dans le grand jardin d’Hénarès, à proximité d’un centre de formation agricole et abritant un centre d’éducation environnemental.

panneau entrée

Panneau à l’entrée du jardin

C’est un ensemble de plusieurs zones, gérées par une association différente à chaque fois. Il y a une route au milieu, des infrastructures importantes (douches, wc, salle commune…). Etienne discute avec un des premiers jardiniers du jardin (un des trois doyens). Selon lui, ce serait le président de la communauté de Madrid qui a pioché l’idée de jardin en Hollande lors d’un déplacement. C’est alors un des premiers jardins à but non commercial et non exclusivement productif : « huerto de ocio ». Le fonctionnement est régi par un bail de quatre ans et demi, renouvelable, si le jardin est réellement utilisé, ceci pour un coût de 180 euros par an. Au niveau des pratiques agricoles, tout doit être bio et ceci est cohérent avec les panneaux de sensibilisation présents au niveau du centre d’éducation environnemental. Ce jardinier habite à côté à Torrejon de Ardoz et vient donc en voiture comme la plupart des personnes. Pour lui, l’avantage de ce jardin est que « l’été tu peux jardiner, c’est du gros boulot, transpirer et aller te doucher après » La production jardinière est destinée à lui, sa famille et ses amis. Le reste de consommation alimentaire vient de chez carrefour. En tant que retraité, ancien sportif, le jardinage lui permet d’avoir une activité de plein air.

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Chaque parcelle (240 de 250 m²) a son cabanon

marché écologique

Un marché bio pour compléter la production des jardiniers ?

Pour plus d’information : http://www.madrid.org/cs/Satellite?c=CM_Actuaciones_FA&cid=1142314660051&idTema=1109265603340&pagename=ComunidadMadrid%2FEstructura&pv=1114184506471&segmento=1

Ou contact : Centro Caserío de Henares Camino de la Vega, s/n 28830 – San Fernando de Henares (Madrid) Telf. y fax: 91 673 82 99

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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