Conférence à l’AgroParisTech

C’est à l’école d’agronomie de Paris (AgroParisTech) que nous présentons pour la première fois les résultats de notre travail sur l’agriculture urbaine en Europe. Depuis le début du projet nous échangeons avec l’équipe du laboratoire d’agriculture urbaine d’AgroParisTech et notamment Christine AUBRY, chercheur INRA et Anne Cécile DANIEL, ingénieur de recherche à l’AgroParisTech. C’est dans le cadre de la mise en place de ce laboratoire que l’école s’est dotée d’un jardin sur son toit pour mener diverses expérimentations sur la durabilité des agricultures urbaines. Parmi les sujets de recherche étudiés il y a la question de la pollution de l’air et son impact sur la qualité des produits agricoles mais également l’expérimentation de différents substrats et leurs effets sur le rendement. Bien d’autres questions nécessitent des équipes de recherches et des lieux d’expérimentation pour lever les zones d’ombre sur cette nouvelle manière de produire en ville. Le laboratoire s’appuie également sur un réseau d’initiative présentes en Île de France et dont certains représentants se sont déplacés pour assister à notre conférence.

Affiche finale Agroparistech

Dans le public (85 personnes) il y a des porteurs de projets, les membres du laboratoire et autres enseignants de l’école mais également un grand nombre d’étudiants intéressés par ces questions. La majeur parti sont actuellement en troisième année du cursus ingénieur agronome au sein du parcours Ingénierie des Espaces végétalisés en ville (IE2V), première formation en France portant sur l’agriculture urbaine et la foresterie urbaine. Bien entendu, à l’issue de la conférence un étudiant ne manque pas de nous demander pourquoi nous n’avons pas choisi cette spécialisation pour notre troisième année … la réponse en fin de la FAQ !


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Etienne au micro pour la première partie de la conférence.                                                                

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 Réponse aux questions à la suite de la conférence.

Un grand merci à l’équipe du laboratoire d’agriculture urbaine pour l’organisation de cet événement, le premier d’une longue série !

FAQ :

Quelles sont les compétences techniques et agronomiques qui manquent aux agriculteurs urbains ? sont-ils en demande de cours, d’apprentissage ?

Oui, beaucoup de jardiniers nous disent qu’ils ne connaissent rien au jardinage. Ces citadins qui se mettent à entretenir un potager n’ont souvent jamais eu l’occasion d’apprendre comment faire, dans certains pays la dernière génération qui entretenait un potager remonte parfois aux grands parents ou aux arrières grands parents. C’est moins vrai dans les pays de l’Est et les Balkans où la population a un lien plus important avec le milieu rural. Ces nouveaux jardiniers piochent dans des livres ou sur internet des techniques et références comme la permaculture, l’agroécologie, le potager en carré … , ce qui leur donne un cadre et une organisation manquante au début mais dont ils peuvent se défaire par la suite. Nous avons rencontré des maraîchers périurbains qui donnent des cours dans les jardins urbains, apportant un appui technique aux jardiniers.

Avez vous vu des dégradations et des vols ?

Très peu. C’est une remarque qui revient souvent dans nos échanges avec le public. Pourtant nous n’avons vu que 2 ou 3 jardins à l’abandon et vandalisé. Les jardins peuvent être protégés par des grillages, voir des barbelés, mais la plupart sont accessibles avec une simple clôture basse. Oui il peut y avoir des vols, des jardiniers et des agriculteurs nous en ont parlé, cependant cela reste marginal au vu des quantités de légumes que cela représente. De plus beaucoup nous font comprendre que si quelqu’un s’est servi, c’est qu’il en avait besoin …

Mais ne pensez vous pas qu’il soit difficile de quantifier les apports de l’agriculture urbaine pour notre société car l’agriculture urbaine est un bel exemple d’économie sociale et solidaire qui nécessite de nouveaux indicateurs ?

En construction

Je souhaiterais m’installer en agriculture urbaine, pensez vous qu’il est possible aujourd’hui se s’en sortir avec moins d’un hectare ?

Un exemple de ferme économiquement viable sur 1000 m² : la ferme du Bec Hellouin

Pourquoi n’avez vous pas choisi de faire la spécialité Ingénierie des espaces végétalisés en ville à AgroParisTech ?

Un attachement particulier à Montpellier et son soleil mais surtout les camarades de promotions ?

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