Nouvelle conférence : CultureSciences à Montpellier SupAgro !

février 1, 2015 dans Accueil, Les conférences / l'exposition photo par Agrovélocités

Jeudi 5 février 2015, nous présentons le projet et notre vision des agricultures urbaines européennes dans notre école. La conférence-débat, avec la présence de Christophe Soulard et de Vincent Larbey, aura lieu de 18h à 20h à l’amphi Lamour de Montpellier SupAgro (2 place Pierre Viala, 34000 MONPELLIER).

La conférence sera disponible en streaming en direct sur ce lien : http://streaming.supagro.inra.fr/culturesciences/

Et voici l’affiche de l’événement !

Affiche culturesciences corrigée

Conférence à Lyon le 11 décembre !

décembre 2, 2014 dans Accueil, Les conférences / l'exposition photo par Agrovélocités

Après notre intervention à Bar sur Loup le 4 décembre à 17h30 (à côté de Nice), nous serons à Lyon le jeudi 11 décembre à 13h pour une nouvelle conférence à l’ISARA (entrée libre). Voici l’affiche ci-dessous, n’hésitez pas à faire circuler l’information !

Comment y accéder ? Cliquez ici !

Affiche LYON

Prochaine conférence ouverte à Paris !

octobre 24, 2014 dans Accueil, Les conférences / l'exposition photo par Agrovélocités

Le 20 novembre 2014, nous présenterons nos résultats à l’école d’agronomie parisienne : Agroparitech. Cette conférence-débat est ouverte à tous, soyez-y les bienvenus.

L’adresse : 16 rue Claude Bernard, 75005

Affiche finale Agroparistech

Immersion agro-urbaine à Bologne

mai 17, 2014 dans Accueil par Agrovélocités

Nous faisons escale à Bologne du 4 au 6 avril. Ces trois jours pleins nous permettent d’en découvrir beaucoup sur l’agriculture urbaine. Cet article original a pour double objectif de détailler le déroulement de nos travaux dans une ville et de présenter les descriptions volontairement effleurées de chacune des initiatives rencontrées : certaines feront l’objet d’articles spécifiques.

Vendredi 4, direction l’université d’agriculture. Nous traversons le jardin de cette école d’agronomie. C’est un jardin « pédagogique » dans lequel des planches d’environ 1,5 m² sont accompagnées de panneaux présentant les plantes les plus utilisés en agriculture ou en jardinage. Par exemple, nous avons pu voir les différentes espèces et variétés de fourrage ainsi que des légumes comme l’artichaut. Nous n’en savons pas plus sur sa mise en place et son entretien mise à part une affiche dans un couloir qui invite les étudiants à s’impliquer dans la réalisation de ce jardin. Par chance, nous y rencontrons Daniela. Elle réalise une thèse sur agriculture urbaine à Bologne. Grâce à ses connaissances liées à ses travaux, elle est tout à fait à même de nous détailler la situation « agro-urbaine » bolognaise, idéal pour commencer le travail.

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Dans le cadre de son travail de thèse, Daniela travaille sur la relation entre productivité et besoin alimentaire de Bologne. Elle a repéré 80 ha de surface de toit à Bologne qui pourraient être utilisés en jardins. Utopiquement, ça pourrait produire jusqu’à 28% des besoins alimentaires de la ville. Elle nous détaille aussi un projet mené au Brésil : un système de production urbain basé sur de l’hydroponie avec réutilisation de bouteilles en plastique.

D’après Daniela, l’agriculture urbaine est à la mode en Italie. Il y a toujours un moyen de trouver de l’argent pour un projet d’AU. Dans cette optique, l’association BiodiverCity de l’université a été créée en 2010 par les professeurs de l’école et elle-même. Ceux-ci proposent des projets à travers l’association ce qui permet à la municipalité de Bologne (qui adore ces projets) de donner des financements à l’AU. La création de nombreux jardins est ainsi financée, mais l’association veut aussi faire de l’hydroponie là où ils ne peuvent pas mettre de terre.

D’autre initiatives sont évoquées telles que :

  • le projet de jardin communautaire sur le toit d’un immeuble dans un quartier défavorisé
  • Un jardin circulaire tout récent dont les jardiniers viennent d’une coopératice d’insertion sociale.
  • Terra di Nettuno, un groupe qui fait de la « guerilla gardening », des « green attack » dans la ville. Un exemple : en pleine nuit, ils installent un bac de culture en plein milieu d’un trottoir. « Ils travaillent de façon anonyme, mais tout le monde les connait ».
  • Trame Urbane XM 24, un squat reconnu par la mairie dont certains membres font partie des mouvements de « guerrilla gardening » (Via Fioravanti, 24).
  • Un autre squat, le VAG 61 : c’est un vrai centre social. Le mercredi ils font un « agrifood market » et organisent des ateliers sur la thématique : comment faire son jardin urbain ? (Via Paolo Fabbri)
  • Horti city, une entreprise qui est l’union de différentes personnes (chercheurs, entrepreneurs…). Horti city a des projets dans d’autres pays du monde  (l’idée vient de personnes ayant suivi des masters de développement comparé) en faveur de la production agricole en ville. L’entreprise développem et vend des produits.
  • Le jardin Quadriletro (via Ristori)
  • Le jardin d’Aiuola Donata (via Irnerio)
  • Un jardin en permaculture « synergétique », cas unique à Bologne (via herbosa).
  • « Senape », une pépinière urbaine.
  • Un projet de création de maison à insectes avec une école

Daniela nous fait ensuite découvrir les jardins de 100 x100 CAAB, à proximité d’une sorte de marché de gros, à deux pas de l’école d’agronomie. Il a été mis en place l’année passée et commence tout juste à être mis en culture : de nombreuses parcelles sont bien enherbées. Ce sont 100 carrés de 5x5m (taille suffisante pour nourrir une famille de 4 personnes) réservés aux personnes assez jeunes issues de milieux difficiles. En effet, beaucoup des jardins de Bologne sont actuellement réservés aux personnes âgées (environ 3000 jardins). Ce jardin a aussi pour but d’établir la liaison écologique des insectes autour de Bologne (sorte de continuum écologique, corridor).

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Riches de ces informations, nous quittons Daniela et nous dirigeons vers le jardin de la virgule. La création de ce jardin vieux de plus de 20 ans a eu une importance particulière à Bologne. Placé juste devant une barre HLM en courbe donnant sur la rue San Donato reliant à l’époque la campagne à la ville, le jardin familial de la virgule a été mis en place pour ses habitants dont la majorité s’avère être en situation familiales, économique ou sociale difficile. Des familles immigrées aux étudiants de passage, ce jardin accueille donc des profils variés de jardiniers. De part ce profil hétérogène, le jardin de la virgule vient contraster avec une majorité de jardin familiaux de la ville réservés aux retraités. Cet espace de 5000m² regroupe environ 400 jardins de 15m² chacun, pour un loyer faible dont nous n’avons pas récupéré les détails. Nous ne rencontrons personne susceptible de nous en dire plus sur un éventuel « cahier des charges cultural » à respecter. En cette période de crise, l’entretien de son jardin familial permet d’éviter d’acheter trop de fruits et légumes, mais aussi d’expérimenter des cultures. On se souvient de Daniela qui nous a affirmé qu’avec 30m², on peut faire pousser F&L nécessaires à ses besoins (si on est un bon agriculteur !). Au jardin de virgule, la mairie enregistre beaucoup de demandes pour l’obtention d’un emplacement avec une liste d’attente à rallonge : les personnes ne cultivant guère leur espace ne pourront donc probablement pas renouveler leur bail. Un fort attrait donc, et pour cause : ce lieu convivial non loin du centre-ville fait l’objet d’organisation d’évènement festifs de plein air invitant artiste de rues et groupes de musiques.

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Après un repas rapide, nous retrouvons un ami traducteur rencontré la vieille qui nous a arrangé un rendez-vous avec Stefano Peloso, l’un des agriculteurs responsable et fondateur de la coopérative agricole Arvalia (Coopérative du petit pois, traduit du bolognais), parlant uniquement italien. Passionnante et alambiquée, cette discussion nous fait découvrir le fonctionnement d’une CSA (Community Supporting Agriculture) : dans notre cas, c’est une vraie exploitation maraichère dont le fond de roulement se voit financée par l’argent déposé par les membres (coopérateur) de la coopérative. Les fruits et légumes produits sont vendus à ces membres à des tarifs avantageux permettant néanmoins le dégagement de salaires pour les travailleurs agricoles eux même membres de la coopérative. L’ensemble des coopérateurs décide ensemble des lignes directrices du projet. Un article plus complet sur cette initiative paraîtra bientôt.

Après cette belle rencontre, entre deux averses, nous  tombons sur un petit jardin pédagogique dans un parc. Celui-ci est composé de 8 tables de cultures d’environ 2,25m² chacune. Ces tables sont le fruit du projet « Orto in Mercato » soutenu par la ville de Bologne,  par le mouvement Slow Food ainsi que par le Mercato de la Terra di Bologna et par l’entreprise Verdebosco Gardening. Actuellement, seules quelques fèves y sont plantées et un système d’irrigation est en place, mais nous ne rencontrons personne susceptible de nous informer un peu plus. La proximité de ces installations du marché nous fait penser à une possible action de sensibilisation « pendant la saison » (printemps-été).

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Notre ami traducteur nous mène alors vers un lieu au sec pour passer la nuit : le Buco. C’est le lieu de travail de l’association pour la biodiversité , mais l’espace fait aussi office de rencontres lors de l’organisation d’évènements tels que la Disco Soupe ou lors de répétitions de groupes de musiques. Juste devant, un jardin est en naissance. Délimité par des pavés récupérés à partir de la route, ce jardin en construction occupe 7 places de parking condamnées par la mairie pour environ 2 ans. Avec moins de 10cm de haut, ces pavés ne permettent la création d’une épaisseur de sol suffisante pour la mise en culture de nombreux légumes… Cette année, « ça sera de la débrouille » dans ce jardin communautaire écologique.

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Nous passons la nuit au Buco après une visite nocturne du centre- ville.

Le lendemain matin (Samedi 5 avril) en plein cœur de Bologne, nous retrouvons Daniela (la thésarde en agriculture urbaine) qui anime l’un des nombreux stands de l’évènement municipal Food in Piazza. L’objectif de de cette manifestation est la sensibilisation du grand public autour des questions d’alimentation et d’agriculture. Certains panneaux ont même une portée plus profonde allant vers une volonté d’apprentissage de notions telle que le recyclage, le gaspillage, l’utilisation des terres, la mise en culture…  Nous nous attardons sur le stand de Daniela qui présente :

  • Une étagère de culture, œuvre en palette recouverte de quelques plantes en culture hors sol et de cultures et terre (ornementales et/ou comestibles). Ces dernières sont irriguées grâce à un système de goutte à goutte sur l’étage le plus élevé de l’armature de bois qui s’imbibe peu à peu et laisse ruisseler l’eau vers les étages inférieurs, eux aussi plantés. Quelques lampes assurent l’apport lumineux nécessaire à la bonne croissance des végétaux. La structure a été récemment construite il y a 2 semaines par des volontaires engagés dans l’agriculture urbaine. Quelques plantes sont aussi disposées derrière le mur de palette. Irriguées elles-aussi, elles ont moins besoin de lumière que les autres. Cette structure très esthétique nous interroge cependant sur sa fonctionnalité. Il parait en effet difficile de grimper à 1m50 pour entretenir des plantes hautes perchées. L’œuvre présentée ici a pour principal objectif de démontrer la possibilité de cultiver à la verticale, tout en obtenant un ensemble esthétique et composé de matériaux récupérés.

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  • Des kits de culture hors sol (dont certains sont exposés sur la structure en bois) créés par l’entreprise et réseau Horticity. Ces kits comprennent 3 tissus en fibre de coco, 3 « pates » riches en minéraux, 3 lots de graines et un livret d’instruction. Il est vendu environ 12€ et un pack spécial en lots de 20 est vendu à 27€ pour les écoles.

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Quelques passants et groupe d’élèves paraissent intéressés par ces stands qui surprennent.

Vers 13h, nous nous joignons au groupe de l’association  pour la préparation de l’évènement de ce soir : la Disco Soupe ! Le principe : faire le tour des fins de marché et récupérer les fruits et légumes mangeable avant que ceux-ci partent pour la poubelle. En début de soirée, les participants arrivent, découpent et cuisinent tout pour faire des soupes de légumes et des salades de fruit. Quand le repas est prêt, tout le monde se met à table sur fond de spectacle (musique, théâtre, conte…). La soirée continue généralement avec d’autres représentations artistiques. Une initiative qui mêle alimentation, lien social, culture et recyclage : la Disco Soupe, évènement connu ailleurs en Europe, fera l’objet d’un prochain article.

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Un des marchés visités est un peu particulier : tous les exposants adhèrent au mouvement international Slow Food. Derrière cette « nourriture lente » dont le logo utilise l’image de l’escargot, l’idée est de favoriser les produit issus d’une agriculture basée sur la qualité du produit et non pas sur sa quantité. La majorité des producteurs sont donc sensibles aux modes de production non conventionnels tels que la BIO ou le Biodynamie. Plus d’info sur le mouvement Slow Food sur ce lien.

Logo Slow Food.

Une fois la collecte de F&L terminée, nous obtenons un rendez-vous avec Lluana en début d’après-midi. Lluana est l’une des trois responsables du jardin sur le toit d’un immeuble de 15 étages dans le quartier du Buco. Pour une surface de plus de 200m², cet espace surplombant la ville est de loin le plus grand des jardins sur les toits que nous ayons rencontré jusqu’ici. Constitué de bac de culture en terre mais surtout de structure hydroponiques (gouttières à salade, culture sur polystyrène flottant, tubes en verre verticaux…), ce jardin a été financé par la municipalité mais fonctionne aujourd’hui de façon autonome grâce aux quelques jardiniers motivés par la production de légumes quelques marches de chez eux. Nous sommes épatés par le goût d’une salade hydroponique. Réflexions et détails de ce projet à suivre dans un prochain article…

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Il est 18h, et alors même que les premiers participants arrivent pour participer à la Disco Soupe, nous retrouvons une des deux jeunes femmes responsable du site web Gramigna Map. Motivées par l’agriculture urbaine, elles se sont lancées dans un projet de cartographie des jardins urbain de Bologne via la création d’un site web il y a deux ans. Aujourd’hui le site est fonctionnel et recense de nombreux espaces agro-urbains à Bologne allant du potager privé au jardin communautaire, en passant par les jardins familiaux et pédagogiques de la ville… Cette plate-forme modifiable et en libre accès vient considérablement appuyer la dynamique d’expansion de l’agriculture urbaine à Bologne en la rendant plus lisible, localisée et classée par catégories. Un article sera bientôt édité au sujet de cette initiative originale.La soirée Disco Soupe en enchante plus d’un et c’est en musique que se termine notre seconde journée bolognaise.

Impress écran page web

Dimanche 6 avril, nous quittons Bologne en direction de Padou, et nous ne sommes pas au bout de nos surprises. On aperçoit un panneau indiquant un chantier de Terrasole que trouvons quelques minutes plus tard. Repérée sur internet, cette entreprise que nous n’avons pas réussi à joindre réalise des travaux de décaissage/remblayage/préparation de terre pour créer des jardins là où le terrain le permettrait moyennant quelques travaux. La parcelle que nous découvrons est une ancienne parcelle agricole dans laquelle un chemin a été creusé et tassé. La terre est déposée sur les côté pour former les jardins délimités les uns des autres.    Leur site web : http://www.ortidelterrasole.it/index.php/orto/

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Nous traversons la voie ferrée et trouvons une lignée de jardins familiaux. Le seul jardinier que nous réussissons à comprendre nous explique que ces jardins d’environ 5m de large sur 20m de long sont sur les terrains de la compagnie de chemin de fer italienne. Ceux-ci sont occupés depuis plusieurs années et les jardiniers y semblent bien ancrés.

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Deux coups de pédale plus tard, notre dernière trouvaille, toujours le ong de la voie ferrée : une jardin urbains pédagogique pour les enfants : Orto Scuola. L’animatrice de ce jardin circulaire nous explique rapidement son fonctionnement : des outils en plastique pour les enfants et de vrais outils pour les encadrants, un découpage de l’espace rond en quartier pour un accès plus facile, un quartier du rond par école et une « route des odeurs » avec des aromates plantées en périphérie du cercle… Quand les classes d’élèves de primaire arrivent, elles sont enthousiastes. L’animatrice leur explique le travail à réaliser et tout le monde s’y met. C’est ainsi plusieurs fois par jours, les classes de plusieurs écoles se relaient et prennent soin de ce jardin pédagogique partagé inter-école. Les financements de ce jardin 100% biologique proviennent de la mairie. C’est une association de quartier qui gère son fonctionnement avec une main d’œuvre bénévole et très motivée. Voilà qui donne envie de retomber en enfance pour profiter de telles activités à la fois ludiques et pédagogiques !   

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Bologne fut riche en péripétie agro-urbaines : nous en repartons avec l’envie toujours plus grande de découvrir et de comprendre ces systèmes nouveaux et pleins d’avenir…

Le réseau des jardins urbains de Madrid

avril 29, 2014 dans Accueil par Agrovélocités

En février dernier, nous faisons escale à Madrid. C’est le temps pour nous de nous rendre compte de la diversité des jardins familiaux (usages individuels des parcelles du jardin) et des jardins communautaires (usage commun de l’ensemble ou d’une partie du jardin, très présents à Madrid) de la capitale. Ces jardins sont d’ailleurs si nombreux qu’un vrai réseau s’est mis en place. Cette initiative innovante nous intéresse particulièrement… Nous interviewons l’un de ses deux « responsables ».

Quand est venue l’idée, et quels sont les objectifs ?

C’est il y a 3 ans, quand a commencé à s’amplifier le phénomène des jardins communautaires à Madrid, que l’idée du réseau de jardins urbain est née. Il était nécessaire de mettre en commun les expériences, de connaitre celles des autres, et de coordonner les activités pour qu’elles aient un socle commun leur donnant ainsi plus de consistance. Il fallait aussi s’organiser pour avoir des contacts administratifs régularisés. En effet, 80 à 90% des jardins étaient en situation d’illégalité vis-à-vis de la mairie, il est donc (aujourd’hui encore) logique de mettre des choses en place pour régulariser leur existence.

A travers son articulation, le réseau maintient une pression suffisante pour que la mairie ne démantèle pas les initiatives : l’organisation en réseau des acteurs de l’agriculture urbaine leur a permis de gagner en légitimité vis-à-vis de la société. De plus, le réseau a de nombreux partenariats avec les universités (agronomique, sociale, architecture) et avec les étudiants travaillant sur les jardins urbains de Madrid. L’ONU a d’ailleurs reconnu l’action Réseau des jardins partagés de Madrid comme « une bonne pratique ».

Comment fonctionne le réseau ?

Entre 30 et 35 jardins madrilènes en font partie. Des représentants de chacun participent aux réunions mensuelles, traitant :

  • des points sur les travaux quotidiens dans les jardins (réparations, nouveautés, problèmes…)
  • des activités communes :
    • la gestion du fumier avec l’opération « Fumier ». L’université donne du fumier et le réseau coordonne la répartition du fumier offert par l’université dans les différents jardins (la paille est gérée de la même façon)
    • la gestion de semence. Pendant plusieurs années, un « semencier partagé » assurait l’accès aux semences pour chaque jardin, mais celui-ci a récemment fermé.
  • des résultats de commissions à thèmes différents :
    • négociation avec la mairie sur la légalité des jardins
    • création d’une banque de semence décentralisée profitant des infrastructures de chaque jardin,
    • éducation et travail pédagogique avec des adolescents notamment,
    • activités audiovisuelles liée aux jardins urbains, communication

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La réunion mensuelle à laquelle nous participons

Une réunion annuelle est aussi organisée. Son but est de réunir un maximum des jardiniers issus de ces jardins. C’est une journée particulière qui créée un espace de rencontre pour construire un mouvement social partagé par l’ensemble des jardiniers impliqués dans les jardins madrilènes, et pas uniquement les responsables participants aux réunions mensuelles.

Pour le futur ? Quels plans ?

Un élément central pour l’avenir est le débat de la régularisation. Pour se consolider, il faut que les jardins ne soient pas considérés comme des expériences anormales ou marginales. Ce ne sont pas seulement des groupes alternatifs : il faut montrer que les jardins urbains font partie de l’infrastructure réelle de la ville pour que soit reconnue leur présence dans la planification urbaine. C’est grâce à l’obtention de la régularisation des jardins que pourront se poursuivre les mouvements autour d’autres questions clés comme le thème de l’agriculture urbaine dans sa dimension plus productive, et plus en relation avec l’alimentation de la ville.

Enfin et de façon transversale, le réseau veut, à travers des interventions, donner plus d’existence aux éléments nouveaux de la ville comme les terrasses, les zones vertes, les espaces péri urbains, les jardins…

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Le jardin communautaire de « Cebada », aménagé dans une ancienne piscine municipale vide

Quelle est la position de la mairie dans ce projet ?

Depuis déjà 3 ans, la volonté politique de la mairie ne va pas dans le même sens que celle du réseau mais ces derniers mois, les négociations vont vers du mieux. Concernant la régularisation, un compromis reste à trouver entre un contrôle administratif municipal et une conservation de l’autogestion et du fonctionnement participatif des jardins.

Quel est le statut du réseau, administrativement ?

Légalement, le réseau des jardins n’existe pas. C’est une entité informelle qui « chapote » tous les jardins de Madrid. Le réseau existe administrativement à travers la « fédération régionale des associations de voisins », avec laquelle il travaille.
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Le jardin communautaire façon place de village « Esta es una plaça »

Des points très positifs…

La composition du réseau est très hétérogène, des personnes de tous âges et de personnalités différentes. Les gens viennent vers l’agriculture pour des raisons très variées, car ils sont militants écologistes, pour apprendre à cultiver, voire pour commercialiser ce qu’ils ont cultivés eux-mêmes. D’autres s’impliquent pour des raisons plus urbanistiques comme pour la récupération de zones dégradées et à l’abandon, pour l’appropriation de terrains à revitaliser à travers des participations sociales.

Le réseau a su conjuguer toutes ces problématiques et les organiser. De plus, son fonctionnement est assez flexible. A l’heure d’incorporer les relations avec les administrations, le dialogue et l’adaptabilité sont de rigueur (il y a même un jardin municipal dans le réseau !). Le réseau est une entité participative et amicale, c’est un espace agréable à vivre où l’on bâtit des relations de confiance entre les initiatives et ça donne des idées voire crée des vocations futures.

… Et quelques difficultés.

Ayant créé ses objectifs peu à peu, le réseau n’a pas subi de gros échecs type « objectifs non atteints ». Cependant, le rôle de chaque personne coordinatrice de jardins est difficile à positionner. Cette personne devient celle qui a la responsabilité de la trajectoire sociale du fonctionnement du jardin et donc un rôle clé dans la participation sociale au jardin. C’est celle qui coordonne les jardins et qui vient aux réunions du réseau. Il est plus compliqué de toucher les gens plus « normaux » qui ne font pas le pas facilement, et viennent peu représenter leur jardin aux réunions du réseau. Les jardins urbains impliquent aussi beaucoup de personnes d’origine étrangères et leur présence au réseau n’est pas représentative de leur présence dans les jardins. Il faut identifier un peu ce « problème d’implication ».  Enfin, le réseau aimerait trouver des moyens pour incorporer un peu mieux les jeunes dans les jardins urbains : faire venir les petits avec leur famille, créer des liens avec les collèges. « On a toujours pas trouvé le moyen de séduire les jeunes avec la thématique des jardins urbains »…

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Le jardin communautaire de « Tetuan »

Arrivés à Bilbao depuis 3 jours, dans la pluie et dans le vent : J+10 !

janvier 16, 2014 dans Accueil par Agrovélocités

Après plus d’une semaine de route, nous voici arrivés à Bilbao pour un arrêt d’environ 10 jours.

Tout se passe bien, on en prend plein les sens ! Les yeux écarquillés face à de si beaux paysages, les palais comblés par les tapas en folies et les membres courbaturés et en pleine phase d’adaptation à ce nouveau rythme de vie : l’aventure est belle et bien amorcée. Celle-ci vous est contée ici, sur la page de la rubrique « au jour le jour » qui sera incrémentée au fur et à mesure. Nos rencontres et recherches sur l’agriculture urbaine seront elles décrites sous la forme d’articles classés dans les catégories du menu déroulant « Agriculture urbaine », puis dans chacunes des sous catégories, par pays.Tous les trois devant la mer                                                                                           Ici, sur le chemin de Bermeo

Un article à venir sur nos trouvailles dans cette belle ville qu’est Bilbao !

IMG_1494                                              Brossage de dents matinal

 

La collecte de dons en ligne est terminée !

octobre 14, 2013 dans Accueil par Agrovélocités

Merci pour tout ! et retrouvez la page avec les donateurs dans

 « Soutenez-nous ! » 

ou directement sur

le site de KissKissBankBank 

N’hésitez pas à nous suivre sur Facebook en ajoutant un « j’aime à notre page » !

De (2) nouveaux partenaires !

octobre 1, 2013 dans Accueil par Agrovélocités

Aujourd’hui, deux nouveaux partenaires nous rejoignent : le conseil général de l’Hérault et l’entreprise BACSAC®.

Retrouvez les pages qui leurs sont dédiées dans la rubrique « Nos Partenaires » !

 

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Un évènement à ne pas rater pour le monde de la recherche en agriculture urbaine.

septembre 24, 2013 dans Accueil par Agrovélocités

A Montpellier les 28 et 29 octobre prochain, se tiendra le 5ème colloque international AESOP – Association of European Schools of Planning. Le colloque portera sur les innovations dans les systèmes alimentaires des villes. 

Pour plus d’information, consultez le site dédié à l’évènement.

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J – 100 !

septembre 24, 2013 dans Accueil par Agrovélocités

Ça y est, on attaque les 100 derniers jours avant le grand départ !

Et on peut dire que les turbines sont en bonne marche !

Recherche de subventions, médiatisation, approfondissement de notre méthodologie de terrain, prévision du trajet au jour le jour, contact des acteurs locaux dans les villes traversées, dernières décisions pour l’achat de matériel et achat des vélos sont nos activités actuelles.

Et tout ça  en complément de nos stages respectifs !

Ci-dessous, une petite carte vous présente la situation actuelle jusqu’à la fin de nos différents stages en décembre prochain.

© InterCarto

Comme vous pouvez le voir, nous avons définit le lieu de départ ! C’est donc à la frontière espagnole, non loin de Bayonne, que nous donnerons ensemble les premier coups de pédale, le 2 janvier prochain !

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