Les ceintures vertes, d’hier à … deux mains.

décembre 8, 2013 dans Nos réflexions générales par Agrovélocités

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En photo, une exploitation agricole de la ceinture maraîchère de Paris, à Cergy. L’agriculture périurbaine entre atouts ( marché à proximité ) et handicaps (cf, les tags sur les serres).

Les ceintures vertes qui sont le plus souvent des zones maraîchères péri-urbaines ont eu un rôle important dans l’approvisionnement des villes pendant bien longtemps, avant que ne s’opère le développement des moyens de transport comme le train et la spécialisation des territoires.

Avec les circuits courts ces ceintures vertes reviennent sur le devant de la scène… Et cela peut permettre de créer de l’emploi, de proximité et non délocalisable…le maraîchage créant souvent du travail pour plusieurs personnes, pour plus de deux mains !

Alors faisons un tour d’horizon de ces ceintures maraîchères…

Il est intéressant de constater qu’actuellement encore, les exploitations agricoles à proximité des villes sont plus petites mais sont plus intensives en travail.

Certaines initiatives sont pour le retour d’une ceinture maraîchère autour de Paris afin de limiter la dépendance alimentaire. La capitale ne tiendrait que quelques jours en autonomie alimentaire en cas de souci s’approvisionnement. Les colibris, mettant en avant une coopération pour le changement des territoires au niveau agricole, proposent des pistes de réflexion et évoquent des exemples concrets comme Toulouse et à Rodez. Ces villes parlent de leurs initiatives dans la presse, mettant en cause la pression foncière. « On se doit de faire bouger les choses. Les municipalités ont la capacité de faire préemption pour la construction d’hypermarché mais elles ont aussi le choix de laisser ces terres en cultures «  selon Laurent Rémès, le président de l’APABA, (association pour la promotion de l’agriculture biologique) près de Rodez, allant dans le même sens que l’adjointe au maire Marie-Claude Carlin qui « veut récréer une ceinture maraîchère autour du Piton ruthénois ».

Plus concrètement, une réflexion autour d’une ceinture verte pas forcément maraîchère autour de la capitale est d’actualité. Celle-ci utilise le tracé de la petite ceinture dans l’idée de favoriser le développement d’activité sportive et d’augmenter le lien à la nature des parisiens.

La question des ceinture maraîchères concerne aussi les pays en voie de développement comme l’explique un article du journal de brazza, (dont nous ne cautionnons pas certaines expressions) mais qui rappelle que des maraîchers de Brazzaville voient leur terrains agricoles sous l’action de migrants qui y implantent des habitations de fortune.