Conférence à la maison de quartier de l’Immaculée

Cela fait plus d’un an que nous sommes en contact avec la maison de quartier de l’Immaculée à St Nazaire pour réaliser une conférence sur notre expérience de recherche itinérante sur l’agriculture urbaine. Un lieu parfait pour présenter nos résultats devant un  public d’une cinquantaine de personnes pour la plupart non initiées mais  intéressées par la thématique. Quelques représentants de la mairie de St Nazaire se sont déplacés.

IMG_6748

IMG_6744Nous remercions la directrice de la maison de quartier d’avoir organisé cette soirée qui s’est prolongé autour d’un buffet, nécessaire pour des échanges plus informels !

 

Contact : http://www.fmq-saintnazaire.fr/mqimmaculee/

FAQ:

La pollution en ville pose t’elle problème pour la production de fruits et légumes de qualité ? Je pense notamment à la proximité des routes.

Oui la pollution des sols et de l’air est un facteur majeur dans la qualité des fruits et légumes que l’on produit. Mais ce n’est pas un problème exclusivement urbain. Les parcelles de maraîchage en bordure de routes nationales dans le milieu rural sont soumis aux mêmes problèmes. Nous manquons aujourd’hui de visibilité sur l’impact de  la pollution du sol et de l’air. Nous savons cependant que les légumes ne se comporte pas tous de la même manière dans l’absorption par les racines de certain polluants. Certaines plantes absorbent des polluants et pas d’autres, les organes de stockage de ces polluants dans la plante peut également changer selon les espèces (par exemple les polluant se retrouvent uniquement dans les racines permettant de consommer les feuilles sans aucun risque sanitaire). La recherche se penche sur ces questions et notamment sur les impacts de la pollution de l’air (voir les travaux du laboratoire d’agriculture urbaine de l’AgroParisTech et leur jardin sur le toit en plein cœur de Paris).

Les jardiniers et agriculteurs utilisent ils moins d’intrants chimiques en ville ?

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Avez vous rencontré des villes où la collecte des déchets verts fournit du composte pour les jardins urbains?

Nous n’avons pas d’exemple à développer issu de notre voyage. Des exemples de villes sont avancés dans la salle et notamment Pau et Strasbourg. Il faut qu’on se penche sur la question ! Nous pouvons par contre mettre en avant la présence quasi systématique de composte dans les jardins urbains que nous avons visité. C’est un moyen majeur pour reproduire la fertilité de son jardin sans recourir aux engrais chimiques.7

Dans quel cadre êtes vous parti ? Comment avez vous trouvé le temps au milieu de vos études ?

Notre école permet, sous la base du volontariat, de réaliser une année de césure entre la deuxième et la troisième année du cycle ingénieur. C’est l’occasion de réaliser des stages, en France ou à l’étranger, sur différentes thématiques et ainsi affiner sont projet professionnel en engendrant de l’expérience sur le terrain. Nous voulions utiliser cette année pour voyager mais sans oublier le coté professionnalisant que permet  l’année de césure. Chaque étudiant construit son année comme il le souhaite ce qui laisse la place à la création de projets comme le notre. Nous sommes convaincu du bénéfice que tire l’étudiant d’une année d’expérience de terrain avant d’aborder sa troisième et dernière année d’école.

Est ce qu’il y a eu des professeur qui ne vous ont pas soutenu ou qui n’ont pas vu l’intérêt de votre démarche et notamment vis à vis de la thématique de l’agriculture urbaine ?

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Le vandalisme est il quelque chose de courant dans les jardins ou les exploitation agricoles que vous avez rencontré en ville ?

Nous avons entendu parler de vols et de quelques dégradations qui venaient perturber le bon fonctionnement des jardins collectifs et des exploitations agricoles. Toutefois cela nous a été dit très peu de fois et nous avons senti que les dégradations s’inscrivent souvent dans un cercle vicieux, les gens s’étant désengagés, l’endroit est plus à la merci des problèmes. Pour le vol de légumes, on nous a dit plusieurs fois que ce n’était pas si grave, que les gens qui volent des légumes en ont besoin et que ce n’est pas un vol comme les autres.

Avez vous rencontré des villes qui ne souhaitent pas le développement d’une agriculture en ville ? J’ai en tête l’exemple de Chambéry où la municipalité à rasé un jardin dans le but d’éviter « l’enracinement  » d’une communauté de jardinier qui pourra poser problème lorsqu’un projet immobilier sera engagé .

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Avez vous été suivi par vidéo dans le cadre d’un reportage ?

Non. Nous avons filmé quelques entretiens dans des jardins pendant notre voyage mais nous ne projetons pas d’utiliser ces documents pour le moment. Le montage de vidéo nécessite des compétences techniques que nous n’ avons pas  et nous sommes déjà bien occupés par nos autres modes de restitution de notre travail (site internet, exposition photo, conférence).

Etes vous passé par Berlin ? Avez vous vu les projets qui se développe sur l’ancien aéroport de Templehoff ?

Oui nous sommes restés plus d’une semaine à Berlin car il y a beaucoup à voir en terme d’agriculture urbaine. Effectivement l’aéroport de Templehoff est un grand espace de nature de 250 ha en plein cœur de la ville. Cette espace à failli être transformé en espace résidentiel et commerciale mais la population Berlinoise a fait reculé les projets de la mairie en mettant en avant la valeur d’un tel espace pour les citadin. Cet aéroport fait parti de l’histoire de Berlin car c’est lui qui a permis le ravitaillement de Berlin Est pendant la guerre froide. Cet espace est aujourd’hui très prisé par les Berlinois qui viennent se balader et faire du sport sur les anciennes pistes de décollage. Une grande zone en friche est protégé pour permettre au oiseaux de nicher et un espace à effectivement été aménagé en jardin communautaire. Ce jardin a une forte visibilité sur internet car il est le fruit d’un mouvement contestataire citoyen qui a permis de conservé l’aéroport en l’état. Mais ce jardin reste assez petit et n’est pas plus intéressant qu’un autre, il bénéficie (sans le vouloir) d’un fort effet médiatique sur la toile.

Je suis inquiète du développement des cultures hors sol et de cette déconnexion de la terre agricole. Est ce que la recherche va aller dans ce sens ?

La recherche a pour vocation de s’intéresser à tous les phénomènes existant et les questions liées à l’agriculture hors sol en font parties. Nous sommes partis avec une idée assez négative de ces systèmes de culture hors sol que l’on appelle aussi hydroponie (ou aquaponie s’il est couplé à un élevage de poissons). Nous en avons rencontré à plusieurs reprise pendant notre voyage : des petites installations « domestiques » et des projets plus grand de fermes sur 2000 m². Le cout énergétique de ces systèmes est réel : il faut faire fonctionner des pompes et des lampes si on souhaite cultiver à l’intérieur. L’investissement est également conséquent notamment pour les serres, le substrat, la pompe et le réseau d’irrigation en plus des infrastructures d’élevage de poissons le cas échéant. Pourtant ces systèmes sont très efficients pour la consommation d’eau et permet de limiter fortement les quantités utilisées. Ils peuvent également s’implanter dans des zones bétonnées comme d’anciennes friches industrielles sans entrer en concurrence avec les terres arables. Se pose également la question de la qualité des légumes produits par des cultures hors sols. Nous avons été étonné de goûter des légumes de très bonne qualité (du gout !)  issus de ces systèmes de cultures. La différence avec beaucoup de légumes que l’on trouve en supermarché tiens au fait que les plantes sont forcées à produire rapidement pour rentabiliser un maximum la plantation mais produisant des légumes de faible qualité et gorgé d’eau. On touche ici du doigt des problèmes éthiques : est ce qu’un plante doit pousser exclusivement dans la terre ? Une chose est sur, la culture hors sol (comme d’autres !) n’est pas une technique qui représente la solution parfaite applicable partout !

Avez vous abordés les questions de changement climatique lors de votre voyage mais plus largement dans le cadre de vos études ?

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Y a t’il d’autres cultures mis à part le maraîchage dans les jardins et exploitation agricoles que vous avez rencontré ? Par exemple les arbres fruitiers, la vigne.

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Avez vous rencontré des municipalités qui se mettent à planter des arbres fruitiers dans la ville ?

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Avez vous les chiffres de la rentabilité des jardins de Sarajevo pendant les années de siège ?

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