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L’expo photo se balade !

février 16, 2016 dans Les conférences / l'exposition photo par Agrovélocités

DSC02098Cafet’ de Montpellier SupAgro, janvier 2016.

IMAG1343Espace jeunesse de Montpellier, novembre 2015 (nous sommes preneurs de photos de meilleure qualité !).

DSC00342 Alternatiba, Montpellier, septembre 2015

DSC_0301Fête du vélo, à Nantes, juin 2015.

DSC00371Festival Souffleur d’avenir, Biot, mai 2015

Je m’ennuie de voyage et d’agriculture urbaine… Pas de panique : Agrovelocity est là !

mai 26, 2015 dans Le projet par Agrovélocités

Vous vous demandez tous les jours comment survivre sans nouvelle d’un voyage sur l’agriculture urbaine ?

Ou sans plaisanterie vous voulez simplement savoir ce qu’il se passe suite à Agrovélocités en Europe ?

Vous vous demandez pourquoi  on ne voit pas de photo du vélo d’Etienne sur son blog au Népal ?

Ou vous voudriez sérieusement savoir ce qu’est devenu une partie du matériel d’Agrovélocités ?

Vous vous dîtes ‘en fait, l’Europe c’est vachement petit au coeur de la mondialisation et puis avec le traité transatlantique tout ça tout ça…

Ou vous êtes simplement curieux de ce que c’est l’agriculture urbaine Ailleurs, ou au moins en Amérique du Nord

Alors n’hésitez plus :

C’est ici que ça se passe ! C’est Agrovelocity, Etats Unis et Canada !

Bon vent à Clément et Maximilien !

site web agrovelocity

L’exposition photo est prête !!

mai 26, 2015 dans Les conférences / l'exposition photo par Agrovélocités

Il aura fallu plusieurs soirées de travail (détente et partage de souvenirs surtout) pour choisir les photos,

Nous avons du réfléchir aux messages que nous voulions faire passer suite à ce voyage, à tous ces projets et choisir, choisir, choisir, ce qui est déjà bien souvent déjà lourd de sens,

Nous avons galéré un peu sur la mise en forme et encore pas trop grâce à Page de marque,

Un premier essai a été imprimé,

On s’est questionné, on avait quelques doutes et puis vous (la Providence et autres proches) nous avait dit que c’était génial,

Elle a été imprimé et s’est alors posé la question de comment la transporter, l’envoyer (eh oui, on voudrait qu’elle voyage au moins autant que nous cette exposition photo… tiens, un nouveau défi ?!) sans qu’elle s’abîme, grâce à une jolie caisse en plastique noire et quelques mètres de plastique à déménageur et de papiers bulles…

Et puis en fait, c’est pas le tout d’avoir les panneaux et la boîte mais il fallait des crochets pour accrochet, accrocher d’ailleurs c’est mieux, et pour ça, merci Cadr’i, dialogue personnalisé, réactivité, envoi rapide, parfait..

En résumé…

L’exposition photo est prête !!

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Un petit coup de sopalin humide pour enlever les petites traces de plastique dues au perçage des trous pour les crochets, découpage de papier déménagement (un entre chaque panneau) et beaucoup de chance… on peut fermer la boite à un centimètre près !!

Désolé pour la qualité de la photo.

Nouvelle conférence : CultureSciences à Montpellier SupAgro !

février 1, 2015 dans Accueil, Les conférences / l'exposition photo par Agrovélocités

Jeudi 5 février 2015, nous présentons le projet et notre vision des agricultures urbaines européennes dans notre école. La conférence-débat, avec la présence de Christophe Soulard et de Vincent Larbey, aura lieu de 18h à 20h à l’amphi Lamour de Montpellier SupAgro (2 place Pierre Viala, 34000 MONPELLIER).

La conférence sera disponible en streaming en direct sur ce lien : http://streaming.supagro.inra.fr/culturesciences/

Et voici l’affiche de l’événement !

Affiche culturesciences corrigée

Conférence à Lyon le 11 décembre !

décembre 2, 2014 dans Accueil, Les conférences / l'exposition photo par Agrovélocités

Après notre intervention à Bar sur Loup le 4 décembre à 17h30 (à côté de Nice), nous serons à Lyon le jeudi 11 décembre à 13h pour une nouvelle conférence à l’ISARA (entrée libre). Voici l’affiche ci-dessous, n’hésitez pas à faire circuler l’information !

Comment y accéder ? Cliquez ici !

Affiche LYON

Prochaine conférence ouverte à Paris !

octobre 24, 2014 dans Accueil, Les conférences / l'exposition photo par Agrovélocités

Le 20 novembre 2014, nous présenterons nos résultats à l’école d’agronomie parisienne : Agroparitech. Cette conférence-débat est ouverte à tous, soyez-y les bienvenus.

L’adresse : 16 rue Claude Bernard, 75005

Affiche finale Agroparistech

Des micro-jardins citadins en Chine

juin 5, 2014 dans C'est vous qui le dites ! par Agrovélocités

C’était le 6 octobre 2013 à Rongxian (Sichuan) – à peu près la taille d’Orléans mais là-bas, ils appellent ça un village – pas bien loin du Tibet. C’est là qu’habitent les parents de Ming et c’est un bon exemple, en pleine ville, d’appropriation par les gens d’espaces libérés au bord de la rivière par la baisse du niveau des eaux à la saison sèche.

Le statut en droit de ces espaces étant sans doute assez incertain c’est l’usage qui fait droit.


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Merci Denis et Jacqueline pour votre témoignage !

 

Immersion agro-urbaine à Bologne

mai 17, 2014 dans Accueil par Agrovélocités

Nous faisons escale à Bologne du 4 au 6 avril. Ces trois jours pleins nous permettent d’en découvrir beaucoup sur l’agriculture urbaine. Cet article original a pour double objectif de détailler le déroulement de nos travaux dans une ville et de présenter les descriptions volontairement effleurées de chacune des initiatives rencontrées : certaines feront l’objet d’articles spécifiques.

Vendredi 4, direction l’université d’agriculture. Nous traversons le jardin de cette école d’agronomie. C’est un jardin « pédagogique » dans lequel des planches d’environ 1,5 m² sont accompagnées de panneaux présentant les plantes les plus utilisés en agriculture ou en jardinage. Par exemple, nous avons pu voir les différentes espèces et variétés de fourrage ainsi que des légumes comme l’artichaut. Nous n’en savons pas plus sur sa mise en place et son entretien mise à part une affiche dans un couloir qui invite les étudiants à s’impliquer dans la réalisation de ce jardin. Par chance, nous y rencontrons Daniela. Elle réalise une thèse sur agriculture urbaine à Bologne. Grâce à ses connaissances liées à ses travaux, elle est tout à fait à même de nous détailler la situation « agro-urbaine » bolognaise, idéal pour commencer le travail.

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Dans le cadre de son travail de thèse, Daniela travaille sur la relation entre productivité et besoin alimentaire de Bologne. Elle a repéré 80 ha de surface de toit à Bologne qui pourraient être utilisés en jardins. Utopiquement, ça pourrait produire jusqu’à 28% des besoins alimentaires de la ville. Elle nous détaille aussi un projet mené au Brésil : un système de production urbain basé sur de l’hydroponie avec réutilisation de bouteilles en plastique.

D’après Daniela, l’agriculture urbaine est à la mode en Italie. Il y a toujours un moyen de trouver de l’argent pour un projet d’AU. Dans cette optique, l’association BiodiverCity de l’université a été créée en 2010 par les professeurs de l’école et elle-même. Ceux-ci proposent des projets à travers l’association ce qui permet à la municipalité de Bologne (qui adore ces projets) de donner des financements à l’AU. La création de nombreux jardins est ainsi financée, mais l’association veut aussi faire de l’hydroponie là où ils ne peuvent pas mettre de terre.

D’autre initiatives sont évoquées telles que :

  • le projet de jardin communautaire sur le toit d’un immeuble dans un quartier défavorisé
  • Un jardin circulaire tout récent dont les jardiniers viennent d’une coopératice d’insertion sociale.
  • Terra di Nettuno, un groupe qui fait de la « guerilla gardening », des « green attack » dans la ville. Un exemple : en pleine nuit, ils installent un bac de culture en plein milieu d’un trottoir. « Ils travaillent de façon anonyme, mais tout le monde les connait ».
  • Trame Urbane XM 24, un squat reconnu par la mairie dont certains membres font partie des mouvements de « guerrilla gardening » (Via Fioravanti, 24).
  • Un autre squat, le VAG 61 : c’est un vrai centre social. Le mercredi ils font un « agrifood market » et organisent des ateliers sur la thématique : comment faire son jardin urbain ? (Via Paolo Fabbri)
  • Horti city, une entreprise qui est l’union de différentes personnes (chercheurs, entrepreneurs…). Horti city a des projets dans d’autres pays du monde  (l’idée vient de personnes ayant suivi des masters de développement comparé) en faveur de la production agricole en ville. L’entreprise développem et vend des produits.
  • Le jardin Quadriletro (via Ristori)
  • Le jardin d’Aiuola Donata (via Irnerio)
  • Un jardin en permaculture « synergétique », cas unique à Bologne (via herbosa).
  • « Senape », une pépinière urbaine.
  • Un projet de création de maison à insectes avec une école

Daniela nous fait ensuite découvrir les jardins de 100 x100 CAAB, à proximité d’une sorte de marché de gros, à deux pas de l’école d’agronomie. Il a été mis en place l’année passée et commence tout juste à être mis en culture : de nombreuses parcelles sont bien enherbées. Ce sont 100 carrés de 5x5m (taille suffisante pour nourrir une famille de 4 personnes) réservés aux personnes assez jeunes issues de milieux difficiles. En effet, beaucoup des jardins de Bologne sont actuellement réservés aux personnes âgées (environ 3000 jardins). Ce jardin a aussi pour but d’établir la liaison écologique des insectes autour de Bologne (sorte de continuum écologique, corridor).

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Riches de ces informations, nous quittons Daniela et nous dirigeons vers le jardin de la virgule. La création de ce jardin vieux de plus de 20 ans a eu une importance particulière à Bologne. Placé juste devant une barre HLM en courbe donnant sur la rue San Donato reliant à l’époque la campagne à la ville, le jardin familial de la virgule a été mis en place pour ses habitants dont la majorité s’avère être en situation familiales, économique ou sociale difficile. Des familles immigrées aux étudiants de passage, ce jardin accueille donc des profils variés de jardiniers. De part ce profil hétérogène, le jardin de la virgule vient contraster avec une majorité de jardin familiaux de la ville réservés aux retraités. Cet espace de 5000m² regroupe environ 400 jardins de 15m² chacun, pour un loyer faible dont nous n’avons pas récupéré les détails. Nous ne rencontrons personne susceptible de nous en dire plus sur un éventuel « cahier des charges cultural » à respecter. En cette période de crise, l’entretien de son jardin familial permet d’éviter d’acheter trop de fruits et légumes, mais aussi d’expérimenter des cultures. On se souvient de Daniela qui nous a affirmé qu’avec 30m², on peut faire pousser F&L nécessaires à ses besoins (si on est un bon agriculteur !). Au jardin de virgule, la mairie enregistre beaucoup de demandes pour l’obtention d’un emplacement avec une liste d’attente à rallonge : les personnes ne cultivant guère leur espace ne pourront donc probablement pas renouveler leur bail. Un fort attrait donc, et pour cause : ce lieu convivial non loin du centre-ville fait l’objet d’organisation d’évènement festifs de plein air invitant artiste de rues et groupes de musiques.

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Après un repas rapide, nous retrouvons un ami traducteur rencontré la vieille qui nous a arrangé un rendez-vous avec Stefano Peloso, l’un des agriculteurs responsable et fondateur de la coopérative agricole Arvalia (Coopérative du petit pois, traduit du bolognais), parlant uniquement italien. Passionnante et alambiquée, cette discussion nous fait découvrir le fonctionnement d’une CSA (Community Supporting Agriculture) : dans notre cas, c’est une vraie exploitation maraichère dont le fond de roulement se voit financée par l’argent déposé par les membres (coopérateur) de la coopérative. Les fruits et légumes produits sont vendus à ces membres à des tarifs avantageux permettant néanmoins le dégagement de salaires pour les travailleurs agricoles eux même membres de la coopérative. L’ensemble des coopérateurs décide ensemble des lignes directrices du projet. Un article plus complet sur cette initiative paraîtra bientôt.

Après cette belle rencontre, entre deux averses, nous  tombons sur un petit jardin pédagogique dans un parc. Celui-ci est composé de 8 tables de cultures d’environ 2,25m² chacune. Ces tables sont le fruit du projet « Orto in Mercato » soutenu par la ville de Bologne,  par le mouvement Slow Food ainsi que par le Mercato de la Terra di Bologna et par l’entreprise Verdebosco Gardening. Actuellement, seules quelques fèves y sont plantées et un système d’irrigation est en place, mais nous ne rencontrons personne susceptible de nous informer un peu plus. La proximité de ces installations du marché nous fait penser à une possible action de sensibilisation « pendant la saison » (printemps-été).

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Notre ami traducteur nous mène alors vers un lieu au sec pour passer la nuit : le Buco. C’est le lieu de travail de l’association pour la biodiversité , mais l’espace fait aussi office de rencontres lors de l’organisation d’évènements tels que la Disco Soupe ou lors de répétitions de groupes de musiques. Juste devant, un jardin est en naissance. Délimité par des pavés récupérés à partir de la route, ce jardin en construction occupe 7 places de parking condamnées par la mairie pour environ 2 ans. Avec moins de 10cm de haut, ces pavés ne permettent la création d’une épaisseur de sol suffisante pour la mise en culture de nombreux légumes… Cette année, « ça sera de la débrouille » dans ce jardin communautaire écologique.

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Nous passons la nuit au Buco après une visite nocturne du centre- ville.

Le lendemain matin (Samedi 5 avril) en plein cœur de Bologne, nous retrouvons Daniela (la thésarde en agriculture urbaine) qui anime l’un des nombreux stands de l’évènement municipal Food in Piazza. L’objectif de de cette manifestation est la sensibilisation du grand public autour des questions d’alimentation et d’agriculture. Certains panneaux ont même une portée plus profonde allant vers une volonté d’apprentissage de notions telle que le recyclage, le gaspillage, l’utilisation des terres, la mise en culture…  Nous nous attardons sur le stand de Daniela qui présente :

  • Une étagère de culture, œuvre en palette recouverte de quelques plantes en culture hors sol et de cultures et terre (ornementales et/ou comestibles). Ces dernières sont irriguées grâce à un système de goutte à goutte sur l’étage le plus élevé de l’armature de bois qui s’imbibe peu à peu et laisse ruisseler l’eau vers les étages inférieurs, eux aussi plantés. Quelques lampes assurent l’apport lumineux nécessaire à la bonne croissance des végétaux. La structure a été récemment construite il y a 2 semaines par des volontaires engagés dans l’agriculture urbaine. Quelques plantes sont aussi disposées derrière le mur de palette. Irriguées elles-aussi, elles ont moins besoin de lumière que les autres. Cette structure très esthétique nous interroge cependant sur sa fonctionnalité. Il parait en effet difficile de grimper à 1m50 pour entretenir des plantes hautes perchées. L’œuvre présentée ici a pour principal objectif de démontrer la possibilité de cultiver à la verticale, tout en obtenant un ensemble esthétique et composé de matériaux récupérés.

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  • Des kits de culture hors sol (dont certains sont exposés sur la structure en bois) créés par l’entreprise et réseau Horticity. Ces kits comprennent 3 tissus en fibre de coco, 3 « pates » riches en minéraux, 3 lots de graines et un livret d’instruction. Il est vendu environ 12€ et un pack spécial en lots de 20 est vendu à 27€ pour les écoles.

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Quelques passants et groupe d’élèves paraissent intéressés par ces stands qui surprennent.

Vers 13h, nous nous joignons au groupe de l’association  pour la préparation de l’évènement de ce soir : la Disco Soupe ! Le principe : faire le tour des fins de marché et récupérer les fruits et légumes mangeable avant que ceux-ci partent pour la poubelle. En début de soirée, les participants arrivent, découpent et cuisinent tout pour faire des soupes de légumes et des salades de fruit. Quand le repas est prêt, tout le monde se met à table sur fond de spectacle (musique, théâtre, conte…). La soirée continue généralement avec d’autres représentations artistiques. Une initiative qui mêle alimentation, lien social, culture et recyclage : la Disco Soupe, évènement connu ailleurs en Europe, fera l’objet d’un prochain article.

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Un des marchés visités est un peu particulier : tous les exposants adhèrent au mouvement international Slow Food. Derrière cette « nourriture lente » dont le logo utilise l’image de l’escargot, l’idée est de favoriser les produit issus d’une agriculture basée sur la qualité du produit et non pas sur sa quantité. La majorité des producteurs sont donc sensibles aux modes de production non conventionnels tels que la BIO ou le Biodynamie. Plus d’info sur le mouvement Slow Food sur ce lien.

Logo Slow Food.

Une fois la collecte de F&L terminée, nous obtenons un rendez-vous avec Lluana en début d’après-midi. Lluana est l’une des trois responsables du jardin sur le toit d’un immeuble de 15 étages dans le quartier du Buco. Pour une surface de plus de 200m², cet espace surplombant la ville est de loin le plus grand des jardins sur les toits que nous ayons rencontré jusqu’ici. Constitué de bac de culture en terre mais surtout de structure hydroponiques (gouttières à salade, culture sur polystyrène flottant, tubes en verre verticaux…), ce jardin a été financé par la municipalité mais fonctionne aujourd’hui de façon autonome grâce aux quelques jardiniers motivés par la production de légumes quelques marches de chez eux. Nous sommes épatés par le goût d’une salade hydroponique. Réflexions et détails de ce projet à suivre dans un prochain article…

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Il est 18h, et alors même que les premiers participants arrivent pour participer à la Disco Soupe, nous retrouvons une des deux jeunes femmes responsable du site web Gramigna Map. Motivées par l’agriculture urbaine, elles se sont lancées dans un projet de cartographie des jardins urbain de Bologne via la création d’un site web il y a deux ans. Aujourd’hui le site est fonctionnel et recense de nombreux espaces agro-urbains à Bologne allant du potager privé au jardin communautaire, en passant par les jardins familiaux et pédagogiques de la ville… Cette plate-forme modifiable et en libre accès vient considérablement appuyer la dynamique d’expansion de l’agriculture urbaine à Bologne en la rendant plus lisible, localisée et classée par catégories. Un article sera bientôt édité au sujet de cette initiative originale.La soirée Disco Soupe en enchante plus d’un et c’est en musique que se termine notre seconde journée bolognaise.

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Dimanche 6 avril, nous quittons Bologne en direction de Padou, et nous ne sommes pas au bout de nos surprises. On aperçoit un panneau indiquant un chantier de Terrasole que trouvons quelques minutes plus tard. Repérée sur internet, cette entreprise que nous n’avons pas réussi à joindre réalise des travaux de décaissage/remblayage/préparation de terre pour créer des jardins là où le terrain le permettrait moyennant quelques travaux. La parcelle que nous découvrons est une ancienne parcelle agricole dans laquelle un chemin a été creusé et tassé. La terre est déposée sur les côté pour former les jardins délimités les uns des autres.    Leur site web : http://www.ortidelterrasole.it/index.php/orto/

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Nous traversons la voie ferrée et trouvons une lignée de jardins familiaux. Le seul jardinier que nous réussissons à comprendre nous explique que ces jardins d’environ 5m de large sur 20m de long sont sur les terrains de la compagnie de chemin de fer italienne. Ceux-ci sont occupés depuis plusieurs années et les jardiniers y semblent bien ancrés.

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Deux coups de pédale plus tard, notre dernière trouvaille, toujours le ong de la voie ferrée : une jardin urbains pédagogique pour les enfants : Orto Scuola. L’animatrice de ce jardin circulaire nous explique rapidement son fonctionnement : des outils en plastique pour les enfants et de vrais outils pour les encadrants, un découpage de l’espace rond en quartier pour un accès plus facile, un quartier du rond par école et une « route des odeurs » avec des aromates plantées en périphérie du cercle… Quand les classes d’élèves de primaire arrivent, elles sont enthousiastes. L’animatrice leur explique le travail à réaliser et tout le monde s’y met. C’est ainsi plusieurs fois par jours, les classes de plusieurs écoles se relaient et prennent soin de ce jardin pédagogique partagé inter-école. Les financements de ce jardin 100% biologique proviennent de la mairie. C’est une association de quartier qui gère son fonctionnement avec une main d’œuvre bénévole et très motivée. Voilà qui donne envie de retomber en enfance pour profiter de telles activités à la fois ludiques et pédagogiques !   

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Bologne fut riche en péripétie agro-urbaines : nous en repartons avec l’envie toujours plus grande de découvrir et de comprendre ces systèmes nouveaux et pleins d’avenir…

Le réseau des jardins urbains de Madrid

avril 29, 2014 dans Accueil par Agrovélocités

En février dernier, nous faisons escale à Madrid. C’est le temps pour nous de nous rendre compte de la diversité des jardins familiaux (usages individuels des parcelles du jardin) et des jardins communautaires (usage commun de l’ensemble ou d’une partie du jardin, très présents à Madrid) de la capitale. Ces jardins sont d’ailleurs si nombreux qu’un vrai réseau s’est mis en place. Cette initiative innovante nous intéresse particulièrement… Nous interviewons l’un de ses deux « responsables ».

Quand est venue l’idée, et quels sont les objectifs ?

C’est il y a 3 ans, quand a commencé à s’amplifier le phénomène des jardins communautaires à Madrid, que l’idée du réseau de jardins urbain est née. Il était nécessaire de mettre en commun les expériences, de connaitre celles des autres, et de coordonner les activités pour qu’elles aient un socle commun leur donnant ainsi plus de consistance. Il fallait aussi s’organiser pour avoir des contacts administratifs régularisés. En effet, 80 à 90% des jardins étaient en situation d’illégalité vis-à-vis de la mairie, il est donc (aujourd’hui encore) logique de mettre des choses en place pour régulariser leur existence.

A travers son articulation, le réseau maintient une pression suffisante pour que la mairie ne démantèle pas les initiatives : l’organisation en réseau des acteurs de l’agriculture urbaine leur a permis de gagner en légitimité vis-à-vis de la société. De plus, le réseau a de nombreux partenariats avec les universités (agronomique, sociale, architecture) et avec les étudiants travaillant sur les jardins urbains de Madrid. L’ONU a d’ailleurs reconnu l’action Réseau des jardins partagés de Madrid comme « une bonne pratique ».

Comment fonctionne le réseau ?

Entre 30 et 35 jardins madrilènes en font partie. Des représentants de chacun participent aux réunions mensuelles, traitant :

  • des points sur les travaux quotidiens dans les jardins (réparations, nouveautés, problèmes…)
  • des activités communes :
    • la gestion du fumier avec l’opération « Fumier ». L’université donne du fumier et le réseau coordonne la répartition du fumier offert par l’université dans les différents jardins (la paille est gérée de la même façon)
    • la gestion de semence. Pendant plusieurs années, un « semencier partagé » assurait l’accès aux semences pour chaque jardin, mais celui-ci a récemment fermé.
  • des résultats de commissions à thèmes différents :
    • négociation avec la mairie sur la légalité des jardins
    • création d’une banque de semence décentralisée profitant des infrastructures de chaque jardin,
    • éducation et travail pédagogique avec des adolescents notamment,
    • activités audiovisuelles liée aux jardins urbains, communication

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La réunion mensuelle à laquelle nous participons

Une réunion annuelle est aussi organisée. Son but est de réunir un maximum des jardiniers issus de ces jardins. C’est une journée particulière qui créée un espace de rencontre pour construire un mouvement social partagé par l’ensemble des jardiniers impliqués dans les jardins madrilènes, et pas uniquement les responsables participants aux réunions mensuelles.

Pour le futur ? Quels plans ?

Un élément central pour l’avenir est le débat de la régularisation. Pour se consolider, il faut que les jardins ne soient pas considérés comme des expériences anormales ou marginales. Ce ne sont pas seulement des groupes alternatifs : il faut montrer que les jardins urbains font partie de l’infrastructure réelle de la ville pour que soit reconnue leur présence dans la planification urbaine. C’est grâce à l’obtention de la régularisation des jardins que pourront se poursuivre les mouvements autour d’autres questions clés comme le thème de l’agriculture urbaine dans sa dimension plus productive, et plus en relation avec l’alimentation de la ville.

Enfin et de façon transversale, le réseau veut, à travers des interventions, donner plus d’existence aux éléments nouveaux de la ville comme les terrasses, les zones vertes, les espaces péri urbains, les jardins…

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Le jardin communautaire de « Cebada », aménagé dans une ancienne piscine municipale vide

Quelle est la position de la mairie dans ce projet ?

Depuis déjà 3 ans, la volonté politique de la mairie ne va pas dans le même sens que celle du réseau mais ces derniers mois, les négociations vont vers du mieux. Concernant la régularisation, un compromis reste à trouver entre un contrôle administratif municipal et une conservation de l’autogestion et du fonctionnement participatif des jardins.

Quel est le statut du réseau, administrativement ?

Légalement, le réseau des jardins n’existe pas. C’est une entité informelle qui « chapote » tous les jardins de Madrid. Le réseau existe administrativement à travers la « fédération régionale des associations de voisins », avec laquelle il travaille.
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Le jardin communautaire façon place de village « Esta es una plaça »

Des points très positifs…

La composition du réseau est très hétérogène, des personnes de tous âges et de personnalités différentes. Les gens viennent vers l’agriculture pour des raisons très variées, car ils sont militants écologistes, pour apprendre à cultiver, voire pour commercialiser ce qu’ils ont cultivés eux-mêmes. D’autres s’impliquent pour des raisons plus urbanistiques comme pour la récupération de zones dégradées et à l’abandon, pour l’appropriation de terrains à revitaliser à travers des participations sociales.

Le réseau a su conjuguer toutes ces problématiques et les organiser. De plus, son fonctionnement est assez flexible. A l’heure d’incorporer les relations avec les administrations, le dialogue et l’adaptabilité sont de rigueur (il y a même un jardin municipal dans le réseau !). Le réseau est une entité participative et amicale, c’est un espace agréable à vivre où l’on bâtit des relations de confiance entre les initiatives et ça donne des idées voire crée des vocations futures.

… Et quelques difficultés.

Ayant créé ses objectifs peu à peu, le réseau n’a pas subi de gros échecs type « objectifs non atteints ». Cependant, le rôle de chaque personne coordinatrice de jardins est difficile à positionner. Cette personne devient celle qui a la responsabilité de la trajectoire sociale du fonctionnement du jardin et donc un rôle clé dans la participation sociale au jardin. C’est celle qui coordonne les jardins et qui vient aux réunions du réseau. Il est plus compliqué de toucher les gens plus « normaux » qui ne font pas le pas facilement, et viennent peu représenter leur jardin aux réunions du réseau. Les jardins urbains impliquent aussi beaucoup de personnes d’origine étrangères et leur présence au réseau n’est pas représentative de leur présence dans les jardins. Il faut identifier un peu ce « problème d’implication ».  Enfin, le réseau aimerait trouver des moyens pour incorporer un peu mieux les jeunes dans les jardins urbains : faire venir les petits avec leur famille, créer des liens avec les collèges. « On a toujours pas trouvé le moyen de séduire les jeunes avec la thématique des jardins urbains »…

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Le jardin communautaire de « Tetuan »

L’agriculture urbaine : des innovations issues de l’entreprenariat privé

avril 14, 2014 dans Lien social par Agrovélocités

C’est en Espagne que nous avons rencontré pour la première fois des entrepreneurs privés dans le domaine de la création de jardins familiaux dans ou à proximité des villes. Deux cas sont présentés simultanément dans cet article et semblent partager un certain nombre de points communs.  La première entreprise rencontrée a créée plusieurs jardins à la périphérie de Bilbao. La seconde entreprise se trouve dans un parc municipal à la sortie de Saragosse, portée par un trio d’entrepreneur. Ils ont créé cette entreprise en réponse à un appel d’offre de la mairie pour l’installation de jardins familiaux.

Nous sommes habitués à voir ces jardins mis en place par les mairies où les collectivités, et non par des entrepreneurs privés. Et pour cause, le premier d’entre eux nous fait remarquer que son initiative semble être la première du genre en Espagne. Les entrepreneurs présentés ici sont des citadins issus de parcours différents. L’entrepreneur de Bilbao est un ancien avocat peu satisfait de son métier. Il s’est reconverti il y a 4 ans pour créer son entreprise « Huertas ludicas ». Du coté de Saragosse, les 3 entrepreneurs sont issus de formations différentes : une chimiste, un architecte et un paysagiste. Ils se sont rencontrés à l’occasion de l’exposition internationale de Saragosse en 2008 et ont décidé de répondre ensemble à l’appel d’offre lancé par la commune. La convergence de leur idée a permis la création de l’entreprise « Hortals ».

« Le jardin a un rôle à jouer pour résoudre les problèmes de la ville. »                          

Les objectifs des jardins urbains développés par les entrepreneurs

L’objectif premier développé dans les deux cas est de proposer à une clientèle urbaine des parcelles à cultiver. Le premier entrepreneur exprime l’idée de « faire le lien avec le milieu rural » pour les citadins en manque de contact avec la terre.  D’autres objectifs sont avancés : améliorer le paysage urbain et le rendre utile et productif, créer des espaces de formation pour l’entretien d’un potager, participer à une urbanisation plus verte, sans oublier l’aspect social du jardin qui peut devenir une ressource importante en temps de crise. Le respect de l’environnement fait partie intégrante de ces projets où l’agriculture biologique est la règle. Ces entrepreneurs souhaitent voir l’alimentation locale de qualité accessible au plus grand nombre et non pas aux plus aisés : « les produits qui viennent du jardin ont une autre valeur que ceux qui viennent du supermarché ». Ainsi les deux entreprises obligent les jardiniers à cultiver selon le cahier des charges de l’agriculture biologique : sans produits chimiques ni engrais de synthèses.

Le public visé

Le public visé par ces jardins est toutes les personnes qui cherchent à renouer un contact avec la terre. Dans les deux situations les jardiniers semble être majoritairement des citadins ne possédant pas de jardins. De classes sociales différentes, on y retrouve autant d’hommes que de femmes, de tous les âges et de différentes nationalités, qui viennent parfois avec leurs enfants. L’entrepreneur de Bilbao a aménagé ses différents sites selon le public visé. Le premier site est proche d’une bretelle d’autoroute permettant aux jardiniers d’y venir régulièrement pour de courtes durées. Les autres sites sont plus éloignés et au calme pour des personnes qui souhaitent y passer la journée.

Différentes sources de foncier

Les parcelles mobilisées ont des origines différentes pour chacune des entreprises.  L’entrepreneur de Bilbao a acquis une partie des parcelles et loue une autre partie à des propriétaires privés. Le grand nombre de propriétaire ne lui permet pas d’acheter la totalité des parcelles car tous les propriétaires ne sont pas prêts à vendre. Il souhaite acheter des lots de parcelles cohérentes et éviter les petits lots dispersés. Dans le second cas, l’entreprise Hortals dispose de parcelles communales louées pour 29 ans à la municipalité. Situés au sein du  Parque del Agua à la sortie de la ville, la mairie souhaitait réaliser des jardins familiaux sur une parcelle. Mais pourquoi la mairie a-t-elle choisi une gestion de ces parcelles par une entreprise plutôt que par une association de jardiniers ?

Rentabilité de l’entreprise

Ces entreprises récentes sont encore en expansion et en période de rodage. A Bilbao, deux sites sont mis en place et un 3ème est en cours de réalisation. Du coté de Saragosse, un ensemble de jardins est aménagé et un second sera disponible prochainement. L’investissement initial est important (120 000 euros dans le cas de Bilbao) même si les deux projets ont reçu des aides de l’Etat et des régions respectives. A Saragosse la mairie loue à titre gracieux la parcelle à l’entreprise. Dans les deux cas, les fonds propres des entrepreneurs permettent de développer l’activité économique de l’entreprise dans l’attente de sa rentabilité. Ainsi les 3 membres d’Hortals de Saragosse ont une autre activité professionnelle en parallèle. Les 4 entrepreneurs souhaitent vivre de ces nouvelles activités même si ce n’est pas le cas actuellement : « Au début j’ai pas gagné beaucoup mais j’espère gagner plus ».

La mise en place et le fonctionnement des jardins 

L’organisation des jardins est comparable entre les deux entreprises. Dans le cas de Bilbao, les parcelles sont divisées en jardins de différentes tailles (une moyenne de 85 m²) pour répondre aux besoins des jardiniers alors qu’à Saragosse les jardins ont une taille fixe.

L’aménagement des micro-parcelles et l’organisation des services associés ne sont pas laissés au hasard. A Bilbao, les micro-parcelles sont délimitées par une simple corde tenue par des piquets de bois. Facilement démontable il est possible d’agrandir ou de réduire facilement la taille d’une micro-parcelle en déplaçant les piquets et la corde. De plus lorsqu’il est nécessaire de travailler le sol au tracteur, il est aisé d’enlever les cordes et de passer entre les piquets. L’organisation du jardin est soigneusement réfléchie pour rendre son utilisation pratique pour les jardiniers et pour l’entreprise lors des travaux quotidiens (tas de fumier, réseaux d’allées, disposition des composteurs et des points d’eau).

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                                            A Bilbao les jardins séparés par des cordes et des piquets en bois

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Schéma des jardins visités à Bilbao

Dans les deux cas, les loyers sont versés mensuellement en échange de la mise à disposition d’une parcelle et des services associés que sont l’eau, l’engrais organique (du fumier généralement), l’utilisation de matériel commun (matériel, sanitaires) et quelques heures de formation au jardinage biologique. Le fumier est récupéré chez des éleveurs voisins partenaires de l’entreprise. L’entrepreneur de Bilbao calcule les loyers en fonction des frais fixes et des frais variables. En moyenne le loyer est de  0.7 euros par m²,  ce prix étant variable en fonction de la surface voulue par le jardinier (prix dégressif avec l’augmentation de la surface voulue).

 

Une volonté de former les jardiniers aux méthodes écologiques

Les formations au jardinage écologique sont dispensées aux jardiniers notamment lors de leur arrivée. Dans le jardin de Saragosse, la technique du jardinage en butte est dispensée aux nouveaux arrivants, mais tous les jardiniers ne suivent pas cette pratique et expérimentent selon leurs envies, pourvu qu’aucun produit chimique ne soit utilisé. Dans les deux cas, les cours visent à améliorer l’autonomie des jardiniers après leurs avoir donné les bases du jardinage écologique. A Saragosse l’idée est de leur permettre par la suite, après avoir appris à jardiner de s’occuper d’un jardin plus grand. Dans ce jardin, une salle sera spécialement équipée pour accueillir les séances de formation.


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Les jardins de Saragosse avec un exemple de jardinage en butte

La flexibilité de l’entreprise et les effets obtenus

Une prise en compte des demandes des jardiniers

Les entrepreneurs sont parfois amener à modifier leurs projets en fonction de la demande des jardiniers. A Bilbao les jardiniers ont souhaité avoir des œufs frais en plus de leurs fruits et légumes.  L’entrepreneur a ainsi installé un poulailler au sein de ses jardins.

Un changement du comportement alimentaire des jardiniers

Les jardiniers qui cultivent en agriculture biologique semblent changer leurs comportements alimentaires et se tournent davantage vers une alimentation issue de l’agriculture biologique et locale. C’est pourquoi les entrepreneurs de Saragosse souhaitent mettre en place un  magasin bio dans le premier jardin, qui sera approvisionné par des agriculteurs bio locaux. Les jardiniers pourront faire leurs courses en fruits et légumes « pour que les gens repartent chez eux avec tout pour faire la cuisine en bio ». Un bâtiment en bois est en cours de construction pour accueillir ces services.  Les  jardiniers pourront emprunter des livres dans la bibliothèque, acheter des semences, du matériel pour le jardinage et pour la décoration intérieure.

Un rôle alimentaire non négligeable

Dans le cas des jardins aux parcelles suffisamment grandes, leur rôle alimentaire semble important. Les jardiniers produisent uniquement pour l’autoconsommation même si certains partagent avec leurs familles et amis notamment en période estivale. Certains jardiniers ont proposé à l’entrepreneur de mettre en place une caisse commune pour les surproductions afin de les donner aux œuvres sociales alimentaires de la ville. Ce projet reste en suspens car il semble être difficile à organiser selon l’entrepreneur.

Le jardin comme thérapie         

Le rôle thérapeutique du jardinage est présenté par un des trois entrepreneurs de Saragosse. Il donne l’exemple d’une femme qui avait peur de parler aux autres personnes auparavant et qui s’est ouverte aux autres après avoir intégré le jardin. De même, sont cités des exemples de personnes âgées ayant retrouvées un lien à la nature malgré leur arrivée en ville. D’autres remarques dans ce sens sont avancées pour mettre en évidence le besoin de recréer des liens entre les personnes et leur environnement naturel. Dans les deux cas, l’ambiance entre les jardiniers de chaque site semble être bonne.

Des entreprises créatrices d’emplois 

L’entrepreneur de Bilbao ne peut s’occuper seul de l’ensemble des jardins répartis sur 3 sites. Il embauche 2 employés saisonniers pour l’entretien des espaces communs, le travail du sol, la formation et l’accompagnement des jardiniers en période estivale. Plus généralement, la demande des citadins pour cultiver un jardin est en augmentation et les listes d’attentes s’agrandissent. D’autres jardins peuvent être créés, ce qui augmenterait par conséquent les nombre de personnes/travailleurs pour les mettre en place et les gérer.

Les divers problèmes rencontrés par ces entrepreneurs

Des problèmes apparaissent dans ces jardins et notamment le vol d’une partie de la production par des personnes extérieurs. L’entrepreneur de Bilbao a installé des grillages hauts avec des barbelés pour éviter ce problème. De plus les jardins sont fermés et accessibles uniquement par les usagers (clef ou carte magnétique).

Des problèmes d’ordre agronomiques apparaissent comme la qualité du sol, des zones trop mouilleuses, la présence de ravageurs (taupes).

Les pratiques de certains jardiniers peuvent également poser problème. Il faut veiller à ce que les jardiniers n’utilisent pas trop de matériaux extérieurs qui peuvent encombrer les jardins et en altérer la qualité paysagère. Par exemple, certains jardiniers utilisent beaucoup de matériaux plastiques sur leur jardin, ce qui dégrade l’aspect général et gêne les jardiniers voisins. Les entrepreneurs essayent de limiter ces pratiques par le dialogue et leur présence régulière dans le jardin. Plus largement les jardiniers sont soumis à un règlement intérieur qui doit être respecté sous peine d’exclusion du jardin bien que, pour le moment, ces cas restent très rares (cas d’impayés) et toujours réglés à l’amiable.

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Un jardinier utilisant beaucoup de matériaux plastiques dans un jardin à Saragosse

Bien qu’il soit interdit d’utiliser des produits chimiques dans ces jardins, nous apprenons par un jardinier que certains utilisent de la bouillie bordelaise.  Il semble difficile au gérant de contrôler l’ensemble des pratiques des jardiniers. De plus, l’entrepreneur de Bilbao nous fait remarquer que de nombreux jardiniers utilisent du fumier de manière démesurée, ce qui représente un gaspillage, une mauvaise pratique pour les plantes et un facteur de pollution des eaux.

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Du fumier épandu sur un jardin à Saragosse

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